LES ARTICULES SUR "LA VOLIÈRE VIDE"
Le Matricule des Anges, février 2010
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Ce qu'il y a d'épatant avec le haïku, c'est qu'il peut parler à tous indépendamment de l'époque et du pays. Parce qu'il relève d'un lien vivant avec le monde visible. Une sorte de poésie directe à mille lieues de cette « hésitation prolongée entre le son et le sens » par laquelle Paul Valéry définissait son idéal poétique. Ici la musicalité s'efface au profit de ce qui est montré. Mais avant d'être une disposition d'esprit, le haïku est une forme, issue du tanka, ce poème japonais composé d'un tercet de dix-sept syllabes (5/7/5) auquel répondait un distique de quatorze pieds. Devenu indépendant, le tercet s'est transformé en haïku, dont le sens premier veut dire « s'en aller au hasard, baguenauder, divaguer ». Une forme mise au service d'un regard, d'une sensibilité au presque rien. Simple reflet du monde, le haïku n'est l'expression d'aucune sagesse, « juste une incision très légère faite dans la trame du temps — dit Philippe Forest — la césure nette et infime par où, se laisse apercevoir la vrille d'un vertige ouvrant sur nulle part, précipitant le passage du présent puis le suspendant sur la pointe insignifiante d'un seul instant ». Ce qu'on peut vérifier en lisant les 817 haïkus (à La Table ronde) que nous propose Richard Wright, le grand romancier afro-américain auteur de Black boy. Des haïkus écrits lors de son exil en France et dans les dix-huit derniers mois de sa vie. Des moments de vérité, mariant un lieu et un moment aux réalités les plus terre à terre.
Entre brume et pluie Un papillon chevauchant La queue d'une vache
Epouvantails et magnolias, neige et corbeaux, vols d'oies sauvages et nuits de printemps, c'est la beauté intempestive du monde qu'il décline.
Soudain le tonnerre — Sursautant, les magnolias Deviennent plus blancs
Avec Le Bleu du martin-pêcheur et La Rumeur du coffre à jouets, ce sont deux anthologies trilingues que nous proposent les éditions de l'iroli. Chacune est forte de 88 textes de 88 auteurs, la première sur le thème de l'oiseau -
les chants d'amour de tant d'oiseaux — le vent dans mon chemisier (C. Zackowitz)
la seconde sur le thème de l'enfance -
doigt sous les mots il fait semblant de lire son chat l'écoute (H. Ducharme)
Signalons aussi La Volière vide, toujours chez l'Iroli : une échappée sur l'univers poétique de Thierry Gazais et Vincent Delfosse, mort accidentellement à 25 ans.
Coccinelle trottant sur le doigt tendu vers ton absence (T.C.)
Le silence déborde un chardon en fleur (V.D.).
Par Richard Blin
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Koikispass magazine, janvier 2010
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Le Haïku est un art, un art complexe qui mêle à la fois poésie et sobriété. Thierry Cazals, haïkiste occidental de renom donne la réplique ici à Vincent Delfosse, jeune haïkiste disparu en 2007 avec qui il a entretenu une correspondance. Une lecture passablement différente et une poésie qui va à l'essence même de l'expression.
http://www.koikispass.com/magazine/flip/bases/index.php?edition=2&numero=22 (page 13) |
Santé - Yoga, décembre 2009
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Thierry Cazals et Vincent Delfosse se rencontrent à l'automne 2003 dans l'Oise. A partir de quoi le jeune poète Vincent Delfosse se met à lire et à écrire des haïkus. Ce sont les poèmes de Vincent aujourd'hui disparu et ceux de Thierry qui se mêlent et s'élèvent dans ce petit livre comme des sourires semés à l'ombre du quotidien. Une invite à ouvrir, une à une, toutes les portes de nos peurs, de notre indifférence, de nos certitudes-cages. Une invite à s'alléger en marchant par exemple avec la résonance intérieure d'un haïku. On se remplit de son image, et l'on accorde son pas à ses pieds, à son rythme, à sa respiration... Trois encres illustrent les textes : un papillon qui tente, du bout de ses ailes, de replier le jardin, la volière vide de la maison aux volets fermés, les 108 perles d'un mala dont aucune n'est ronde. Un joli cadeau de noël. |
Inter CDI (Revue des centres de documentation et d'information de l'enseignement secondaire), octobre 2009
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Ces haïkus fonctionnent par une utilisation particulière de la ponctuation, une apposition de deux réalités antithétiques et complémentaires. On a beau en lire beaucoup, les haïkus, toujours, créent la surprise ! Ponctuent ce recueil quelques encres japonisantes d'Erlina Doho qui travaille sur le plein, le vide, le positif, le négatif. Collège et Lycée. O.B.
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Ploc ¡ Lettre du haïku N° 24
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Comme le signalent les éditeurs : « Les textes dépassent la dimension conventionnelle du haïku. » Bien leur en pris ! La simplicité des textes, la justesse des observations suffit à nous transporter. |
Gong N° 24 (juillet 2009)
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Le Nouvel Observateur, 30 juillet 2009
Poésie *
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on aime beaucoup
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Jérôme Garcin
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Infos Yoga, été 2009
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Fruit d'une longue correspondance, la voix de Thierry Cazals donne vie à celle de Vincent Delfosse, jeune haïkiste. Les haïkus forment un univers poétique très codifié originaire du Japon. Ces textes brefs, aptes à retourner l'intellect, savent atteindre directement l'évanescence des choses et des êtres. Une sorte de yoga des mots. Issu d'une collaboration entre Thierry Cazals et Vincent Delfosse, poète disparu en 2007 à l'âge de 25 ans, ce livre nous transporte dans un monde subtil où "des 108 perles de mon mala aucune n'est ronde". |
Oise Hebdo du 13 mai 2009
Un nouveau recueil de Haïkus pour les éditions L'iroli
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Paru le mois dernier, «La Volière Vide» est le titre du nouveau recueil de haïkus (poème d'influence japonaise) proposé par L'iroli, la petite maison d'édition du Plouy-Saint-Lucien. Cet ouvrage présente la particularité d'être, selon l'éditrice, le fruit d'une longue correspondance entre deux poètes. Ainsi, la voix de Thierry Gazals donne vie à celle de Vincent Delfosse, jeune haïkiste disparu en 2007. Ce livre est le quatrième recueil de haïkus publié par L'iroli depuis l'année dernière, après «Le bleu du martin pêcheur», «Sur la pointe des pieds», et «La Rumeur du coffre à jouets» (anthologie sur l'enfance). L'éditeur beauvaisien semble donc de plus en plus s'orienter vers la poésie et les textes très courts, une particularité que revendique isabel Asúnsolo depuis ses débuts dans le monde de l'édition, notamment par la promotion des micronouvelles. |
TV Mag du 2 mai 2009
POÉSIE par LAETITIA DÉPREZ
L'ART DU HAlKU MODERNE
Le dernier ouvrage des éditions Liroli continue à faire vivre l'art du haïku
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Comment dire tant de choses en trois lignes, une phrase, si peu de syllabes ? C'est là tout l'art difficile du haïku japonais, une forme très codifiée de poèmes brefs qui doit dire l'évanescence des choses... Une folie créatrice à laquelle se frottent quelques occidentaux comme Thierry Cazals. Quelques-uns de ses courts poèmes sont repris dans La volière vide, aux éditions L'iroli, avec pour écho les haïkus d'un jeune poète Vincent Delfosse. Ces deux-là s'étaient rencontrés, donnant envie à Vincent Delfosse de s'essayer à la densité et à la profondeur du haïku. Une réussite brisée par sa disparition brutale à l'âge de 25 ans. La volière vide reprend des textes des deux poètes, ces deux générations, dont les « voix se mêlent et s'élèvent, comme la fumée de l'encens ». La confrontation de leurs voix pousse à la réflexion. Mêlant la modernité à la plus pure tradition du haïku, ils capturent le quotidien avec beauté, mélancolie et parfois humour... |
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