LES ARTICLES SUR "LES PERCE-OREILLES"
BRÈVES N°78, août 2006
LES PERCE-OREILLES
Éric
Gilberh
Deux premiers recueils qui paraissent dans une nouvelle maison, intéressée par
l'écriture issue de l'expérience. L'iroli est également l'organisateur d'un
concours gratuit de micronouvelles annuel. Les prix seront décernés lors du
Festival de la Micronouvelle de Plouy Saint-Lucien, Beauvais, en juin.
Ces deux recueils bien en prise avec le monde illustrent bien les intentions de l'éditeur : «Les textes doivent relier le lecteur à la vie. Les écrits que recherche L'iroli sont en prise directe avec l'expérience sensible.»
Voici Les Perce-Oreilles, d'Éric Gilberh que Brèves a publié dans le n° 75, est un recueil tout en paroles, en dialogues, en onomatopées... la bande son colle à l'action. Les personnages, des adolescents face à la cruauté du monde, sont dans un présent qui ne nous laisse pas trop le temps de souffler mais tout à fait celui d'apprécier l'humour... Des situations assez déjantées, des intrigues à rebondissements incertains, des chutes qui laissent la porte ouverte au temps qui saura bien régler l'addition. 27 ans, originaire de Dordogne, passionné de cinéma, Éric Gilberh a sûrement un avenir dans la nouvelle !
Oise Hebdo du 29 mars 2006
Les petites cruautés de l'enfance par Éric Gilberh
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En l'absence d'auteurs de renom et de têtes d'affiche, la dixième édition du Salon du Livre de Chaumont-en-Vexin donnera l'occasion de découvrir de nouveaux écrivains. Parmi ceux-ci, les visiteurs ne devront pas manquer Eric Gilberh. Ce jeune homme talentueux a publié en début d'année aux éditions L'iroli (éditeur beauvaisien), son premier recueil de nouvelles baptisé «Les Perce-Oreilles». Dans cet ouvrage de 140 pages, l'auteur propose huit nouvelles qui plongent le lecteur dans un univers coincé entre l'enfance et la vie adulte, où les adolescents en scène se débattent avec des situations cruelles, tendues, qu'ils peinent souvent à maîtriser. Souvent durs, parfois terribles, les récits d'Eric Gilberh permettent à chacun de se mettre à la place des personnages et de retrouver les émotions acides de jeunesse que chacun a pu connaître. Des émotions violentes qui forgent les adultes épanouis ou angoissés. Les huit nouvelles rédigées par l'auteur montent en puissance. De la première, intitulée «Le coup de la tarte» où la cruauté réside dans l'indicible et le non-dit, jusqu'à la dernière («Le grand sourire de Printemps») où cette férocité de la vie heurte de plein fouet un groupe d'enfants, Eric Gilberh tisse une toile dans laquelle on se sent prisonnier, mais dont on ne souhaite surtout pas s'échapper.
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Difficile en effet de lâcher le livre après en avoir lu quelques phrases. On ne se sent en fait apaisé qu'après en avoir englouti toutes les nouvelles. Âgé de seulement 27 ans, l'auteur, originaire de Dordogne, possède un talent indéniable qui pourrait lui valoir une reconnaissance rapide, si le cocktail d'urgence, de folie de détachement, et parfois de douceur, qui composent son écriture reste intact et aussi explosif. À ceux qui ne savent pas à quoi s'attendre et souhaitent aller à l'essentiel du premier recueil d'Eric Gilberh, il sera conseillé de lire la deuxième nouvelle de l'ouvrage «La Fanfare» ou encore «Affaires de famille», révélatrice des petits traumatismes que nous avons tous pu connaître. L'avantage de ces «Perce-oreilles» est que l'on s'identifie aux héros... ce qui en fait son charme, mais aussi sa noirceur.
Eric Gilberh viendra dédicacer son premier recueil de nouvelles sur le stand des éditions L'iroli.
Les Perce-Oreilles», éditions L'iroli, 14 euros.
S.C.
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Oise Hebdo du 1° février 2006
Recueil de nouvelles
«Les Perce-Oreilles» premier livre d'Éric Gilberh
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Les éditions L'iroli débutent
l'année avec la publication du premier livre d'Éric Gilberh. Baptisé «Les
Perce-Oreilles», cet ouvrage de 144 pages est un recueil de huit nouvelles
proposant au lecteur d'évoluer dans un univers entre réalité et fiction. Les
personnages mis en scène sont des adolescents en prise avec un univers
souvent hostile. Selon l'auteur, les histoires racontées sont toutes vraies
«même les trucs faux... Dans le sens où, si ça avait dû se passer, ça se
serait certainement passé comme ça...»
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«Les tirages habituels sont entre 150 et 300
exemplaires. Faire le choix de fixer d'entrée ce tirage à 1000 exemplaires
équivaut, dans le monde des "petits éditeurs", à "se lancer"...
C'est un pari un peu risqué, mais le livre m'a beaucoup plu et je pense
qu'il mérite qu'on lui donne sa chance et une exposition plus importante.
C'est un recueil authentique, avec de vrais personnages, de vraies histoires
comme on n'en écrit plus assez.»
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