Voir les articles sur le livre
LES PERCE-OREILLES
Lire
l'
Interview d'Éric Gilber
"De vrais personnages. De vraies histoires comme on n'en écrit plus assez." (l'éditrice)
EXTRAIT :
Une nuit, le téléphone
sonna longtemps avant que quelqu’un ne se lève pour aller décrocher.
Si bien que ma mère, mon père, mon frère et moi,
nous nous retrouvâmes au même moment dans le couloir, devant la petite table
sur laquelle reposait l’appareil. Nous nous regardâmes un peu bêtement –
avec nos cheveux en pétard, nos yeux gras et nos vêtements de nuit froissés
– et ce fut ma mère qui tendit la main la première, attrapa le combiné,
décrocha et répondit :
« Hum hum, oui ? »
C’était souvent de sales nouvelles, les coups de
fil en pleine nuit. Quelqu’un allait mal. Quelqu’un se sentait triste ou
patraque ou perdu. Quelqu’un appelait à l’aide – ou l’inverse : on nous
prévenait que quelqu’un n’aurait plus jamais besoin d’aide. Alors mon père
se frotta la joue en regardant mon frère et mon frère se gratta les fesses
en me regardant et je me grattai le derrière de l’oreille en regardant ma
mère qui, elle, silencieuse et ne se grattant rien du tout, arrivait à nous
regarder tous en même temps.(...)
(Extrait de Le coup de la tarte in Les Perce-Oreilles d'Éric Gilberh)
Pour commander :
BON DE COMMANDE
Caractéristiques
Parution : février 2006
Format : 14,7 x 19,7 cm - 210 g - 144 pages
ISBN 2-9521846-4-X
14 Euros.
- - -