ARTICLES SUR "HAÏKU MON NOUNOURS"
Planète Japon, mars

Sous forme de haïkus, ces courts poèmes japonais composés de 17 syllabes, une fillette raconte la vie de son nounours, ou plutôt la vie avec son nounours. Avec tendresse, elle évoque les instants partagés, pendant un pique-nique, au manège, et même dans la cabane en haut du cerisier. Le quotidien est rempli de magie en compagnie de son ours, et on peut susurrer tous ses secrets au creux de son oreille. Ce livre, qui a reçu le soutien de la Fondation franco-japonaise Sasakawa et du Conseil régional de Picardie, est proposé en édition bilingue, français-japonais. Sa présentation originale et ses dessins simples et plein de charme enchanteront à coup sûr les plus petits.
Femina (61000 exemplaires), mai
ÉDITRICE À BEAUVAIS : TOUT UN POÈME !
Isabel Asúnsolo aime capturer l'instant, les sens en éveil... Une philosophie ancrée dans le Haïku, courte forme poétique japonaise, qui la passionne et qu'elle publie grâce à sa maison d'édition beauvaisienne. Si elle ne renie pas ses origines madrilènes, elle est tombé sous le charme de la nature picarde. Une campagne bien paisible pour cette jeune femme qui a un peu bourlingué après ses études d'ingénieur agricole à Toulouse. L'amour l'a entraînée deux années au Mexique où elle s'occupait de son bébé tout en écrivant des articles sur l'agriculture mexicaine ou les femmes des provinces locales. Mais la vie de bohème ne dure pas... De retour en France, finie la communion avec la nature, isabel travaille dans l'informatique au cœur de l'agitation parisienne. Elle ne se sent pas à sa place et se tourne vers l'enseignement de sa langue natale. Pendant dix ans, elle n'écrit plus, mais apprend des mots gorgés de soleil à ses élèves de Metz, puis de Saint-Quentin, avant de prendre la responsabilité des langues étrangères à l'école Lasalle-Beauvais. La fin de son contrat lui donne l'occasion de souffler, de s'occuper de ses trois enfants, de s'émerveiller de la nature picarde et de retrouver le goût des mots...
Chaque livre est une rencontre avec un auteur
J'ai envoyé des textes à des éditeurs. Mais cette attente et cette passivité m'étaient insupportables, j'ai donc créé L'iroli, ma propre maison d'édition, explique-t-elle. J'ai publié un premier témoignage avec succès. La chance du débutant sans doute, car s'il y a une chose imprévisible, c'est bien l'édition ! Un premier pas, suivi de tant d'autres : nouvelles, poèmes, récits d'expérience, concours de micro-nouvelles, autant de rencontres avec des auteurs, autant de livres... Au détour d'un salon, elle se prend de passion pour le Haïku. J'y retrouve le monde concret, l'amour de la nature, dans une forme brève qui n'envahit pas. Trois lignes pour raconter de manière poétique des instants de vie. Isabel Asúnsolo intègre la communauté de passionnés qui s'échangent des Haïkus par mail et par sms et adhère à l'Association francophone de haïku. Comme tout adepte de ces poèmes pris sur le vif, elle ne quitte jamais son petit carnet pour noter quelques vers lorsqu'ils viennent frapper son esprit. Une forme littéraire qu'elle fait découvrir en éditant des ouvrages, dont le dernier pour les enfants : Haïku, mon nounours, en attendant son prochain livre collectif autour de trois voix de femmes. Mais difficile de vivre de l'édition, ce sont les ateliers d'écriture qui lui permettent de garder une réelle liberté. Isabel Asúnsolo sait qu'il ne faut pas brûler les étapes : c'est la définition littérale du mot Haïku : le début du premier pas... Il faut prendre son temps, mais le métier d'éditeur est tout de même le plus beau métier du monde après celui d'auteur !
Laëtitia Déprez
Vieil Étang

Proxinews.com, mars 2011
http://www.proxinews.com/php/front/tribune/tribune.php4?idtribune=282
Interview de l’éditrice picarde : isabel Asúnsolo
Illustré
par la japonaise Chiaki Miyamoto et écrit par le poète français Gilles Brulet,
haïku, mon nounours est le premier ouvrage jeunesse des Editions L'Iroli,
basées à Beauvais.
Rencontre avec l'éditrice isabel Asúnsolo avant son départ pour le Salon du
Livre de Paris du 18 au 21 mars.
Proxinews.com : Vous avez l'air d'une éditrice un petit peu « touche à tout
». Comment pourriez-vous définir les Editions l'Iroli ?
isabel Asúnsolo : C'est une maison d'édition qui a choisi le court et qui va
de plus en plus dans ce sens. En poésie, c'est le haïku qui nous intéresse. En
prose, des nouvelles de plus en plus courtes et denses... proches du haïku. Ou
des haïbuns: mélange de prose et haïkus.
Quels sont les auteurs qui ont façonné votre univers littéraire et que vous
ont-ils apporté ?
Adolescente, j'avais l'habitude de dire que mes parents s'appelaient Zolette :
j'ai beaucoup lu (au lit !) Colette et Zola. J'admire la plume sensuelle et
précise de la première... Mais il y a beaucoup d'autres auteurs, hispanophones
(l'espagnol est ma première langue) dont Isabel Allende, Alejo Carpentier qui
m'ont envoûtée avec leurs romans. Federico Garcia Lorca en poésie.
Haïku, mon nounours, est votre premier ouvrage jeunesse, qu'est-ce qui vous a
poussé à vous lancer dans cette nouvelle aventure ?
J'ai reçu et aimé tout de suite les courts textes de Gilles Brulet (dont je
connaissais déjà les haïkus)... J'ai vu en un éclair que cela pourrait donner un
chouette livre. Et j'ai voulu la plus belle qualité possible pour le tout
premier album jeunesse de notre maison.
Il n'y aucune ponctuation ni majuscule en début de phrase, c'est le haïku qui
veut cela ? D'ailleurs, qu'est-ce qu'un haïku ?
Effectivement, la ponctuation est assez minimaliste en haïku. Ce court poème
(3 lignes) d'origine japonaise prend sa source dans les sens qui captent la vie
concrète... Sans figures de style ni fioritures, le haïku va à l'essentiel,
attentif à ce que le monde nous offre. Il cultive un esprit de bienveillance que
j'apprécie beaucoup. Je suis fan de ce poème.
Cet ouvrage est également traduit en japonais. Pouvez-vous nous parler de la
Fondation Franco-Japonaise Sasakawa qui a soutenu le projet?
J'ai eu la chance, en tant qu'administratrice de l'Association Francophone du Haïku,
de rencontrer un membre de la Fondation franco-japonaiseSasakawa lors d'une
réunion des associations au consulat du Japon. J'ai découvert leurs actions. Et
j'ai eu la chance de croiser Chiaki Miyamoto qui a accepté de travailler pour
nous et bien sûr, Masashi Tsuchiya traducteur et ami.
Travailler avec une artiste japonaise comprend certainement une certaine
adaptation de votre part en ce qui concerne votre processus d'édition. Comment
s'est organisé votre travail et celui entre Chiaki Miyamoto et Gilles Brulet ?
Nous avons proposé à Chiaki de choisir, parmi la trentaine de textes envoyés
par Gilles, les 22 textes qu'elle aimerait illustrer. Et nous lui avons donné
carte blanche pour le format des dessins qui a ensuite entraîné celui du livre.
Nous nous sommes tout de suite bien entendues : elle aime comme nous le vide
autour des illustrations. Et son nounours a une grande personnalité.
L'illustrateur doit savoir créer un personnage et lui donner vie. Ensuite, la
difficulté venait des traductions puisque nous ne connaissons pas la langue
japonaise. Il a fallu plusieurs allers et retours avec le traducteur pour
vérifier que tout était bon...
Vous serez, avec plusieurs de vos auteurs, au Salon du Livre de Paris du 18
au 21 mars. Qu'attendez-vous d'un tel événement ?
J'attends des rencontres bien sûr : avec les lecteurs, certains venus de
loin (nous avons un public haïku important au Québec), avec nos auteurs aussi
puisque nous publions des anthologies... Et des partenaires que je connais ou ne
connais pas encore, imprimeurs, etc. Un Salon c'est de l'imprévu bienvenu !
Beaucoup de vos ouvrages coûtent 13 euros. J'en conclus que vous n'êtes pas
superstitieuse ou alors que vous en voulez à certains auteurs?
C'est pratique d'avoir le même prix pour les ouvrages. Nous voulons aussi
rester raisonnablement bon marché. Et le chiffre 13, c'est vrai, me plaît.
Quel sera le prochain ouvrage jeunesse des Editions l'Iroli ? Une suite de
haiku, mon nounours ?
Pas une suite, mais un autre album, avec un nouveau personnage et des haïkus
pour continuer à donner le goût de ce genre poétique aux enfants et aux adultes.
Un projet pour le moment top-secret car il ne faut pas déflorer les rêves. Nous
avançons peu à peu, pas à pas...
La question que l'on ne vous a jamais posé et à laquelle vous aimeriez bien
répondre ?
La question qu'on n'a jamais osé poser : Dans le fond, qu'est-ce qui vous
motive ? Je viens de me rendre compte que ça ne peut pas être " l'appât du gain
"... c'est donc " l'appât du gai " ! La recherche de petites de joies intenses
que le haïku aide à saisir et reconnaître. Et aussi, une volonté pédagogique de
communiquer et de partager cela... Le livre est un formidable moyen.
Interview réalisée par Thomas GRIFFET, Proxinews.com
Agir en Picardie, décembre 2010
Faut-il être un grand pour apprécier la poésie haïku ? Que nenni ! répondent les éditions de L’iroli qui ont mis tout leur cœur dans leur première parution jeunesse, Haïku, mon nounours, destinée à initier les enfants à la structure de cette forme poétique. Pari réussi, la qualité des illustrations de Chiaki Miyamoto - souvent pleine page - et la beauté des textes du poète Gilles Brulet (pour me protéger/mon nounours/dort les yeux ouverts) ont déjà séduit bon nombre de lecteurs en herbe. La Fondation Franco-Japonaise Sasakawa et la Région Picardie ont également cru à ce nounours haïku en participant financièrement à la réalisation de ce livre.
http://www.crpicardie.fr/La-Picardie-au-pied-du-sapin
Fondation Franco-Japonaise Sasakawa, novembre
La Fondation Franco-Japonaise Sasakawa présente Haïku mon nounours et ses auteurs
http://www.ffjs.org/index.php?section=pro
L'Oise Hebdo, novembre
Les éditions sortent leur premier livre jeunesse «Haïku, mon nounours», le nouveau-né de L'iroli
C'est un gros pari pour les éditions L'iroli. La maison dirigée par isabel Asúnsolo vient de sortir son premier ouvrage jeunesse. Tiré à 2000 exemplaires, un nombre non négligeable pour la petite structure basée au hameau du Plouy-Saint-Lucien, le livre intitulé «Haïku, mon nounours» dévoile au fil des pages les épisodes de la vie d'une petite peluche bleue en abordant le fameux style de poésie japonaise.
«Les enfants sont très réceptifs aux poèmes. Tout dépend de comment on les présente. Nous avions depuis longtemps cette volonté de nous adresser aux plus jeunes. Il y a cinq ans, nous avions publié un petit recueil les Marmotades, avec des textes que j'avais rédigés. Mais c'était sans mesure avec cet ouvrage», explique isabel Asúnsolo.
L'iroli travaille depuis deux ans à la conception de ce livre. Tout débute en 2008 avec la réception d'une quarantaine de haïkus écrits par Gilles Brulet, connu pour avoir été lauréat en 1995 du Prix national de poésie jeunesse. «Il avait déjà constitué tout un univers qui m'a beaucoup séduite», raconte l'éditrice. Par chance, cette dernière rencontre peu après une jeune illustratrice japonaise, Chiaki Miyamoto. Elle lui propose une collaboration. «Je lui ai confié les textes. Elle en a choisi vingt qui l'inspiraient et a donné, corps et couleurs à ce personnage de l'enfance», souligne isabel.
Ainsi est né ce superbe objet littéraire, drôle, émouvant, idéal pour les enfants qui commencent à lire ou pour les plus petits qui aiment se laisser conter de belles histoires avant de dormir. Livre bilingue français-japonais grâce à la traduction de Masashi Tsuchiya, «Haïku, mon nounours» est déjà en vente dans une cinquantaine de librairies, dont l'Univers du Livre à Beauvais où l'auteur viendra faire une dédicace le 18 décembre prochain dans l'après-midi.
Présenté aussi sur différents salons, comme ceux de Clermont, Creil, Vignacourt dans la Somme et Paris en mars prochain, l'ouvrage a toutes les vertus d'un magnifique cadeau de Noël. Les éditions L'iroli ont par ailleurs reçu des aides pour publier ce livre jeunesse. Du conseil régional, ce qui a permis de payer l'illustratrice, et de la Fondation franco-japonaise Sasakawa.
P.-O. J.
En un éclair. La Lettre de Haïkouest, octobre 2010
Quelle merveilleuse idée que cette édition ! Un livre pour jeune public, pour des enfants qui, tous, se sont arrêtés devant ce livre, lors de notre dernier salon des auteurs (ce livre vient tout juste d’être édité). Ils l’ont feuilleté, feuilleté encore. Serré contre leur poitrine, ils ont imploré leurs parents de l’acheter. Je n’exagère en rien.
Bien sûr, c’est d’abord la qualité des illustrations de ce nounours qui attire l’oeil : profils nets, tracés d’une main sûre, d’un oeil exercé et tons chauds de bien-être et de quiétude. Puis on lit les trois petites lignes qui sont sur la page de gauche, en regard de l’image. Les enfants s’interrogent ensuite à propos des « signes » écrits en dessous. Pas tout de suite.
Car l’important, c’est Nounours. Ah ! nounours ! « Oui, moi aussi, j’ai un nounours… »
À ma connaissance, c’est la première fois qu’un livre destiné au jeune public est pensé pour initier les enfants à la structure du haïku. L’importance des dimensions de l’image, souvent pleine page, attire le regard. L’enfant va spontanément la décrire avec ses mots et son index posé dessus. Une fois sa phrase exprimée, il découvrira les trois petites lignes qui sont sur l’autre page. Comparer ? Non, mais…
Je pense qu’une démarche pédagogique a nécessairement guidé la configuration de ce livre. L’expression orale enfantine à propos de l’illustration devancera la lecture ; et la lecture à voix haute de ces textes très courts lui exprimera ce que l’auteur a voulu saisir des instants proposés, page après page.
Cet ouvrage emporte l’enfant, sans paroles superflues, sans exercice spécifique, dans l’univers du haïku. Rien de scolaire, rien de didactique, juste une astucieuse approche ludique. Aucune autre ambition que de faire le lien entre la forme d’expression enfantine spontanée avec ses mots simples et le haïku. La version en japonais renvoie à l’origine géographique du haïku (avec jeu de mots du titre composé de haiku+kuma (ours) = haïkuma ou « haïkours », me précise Roland).
Gilles Brulet et Chiaki Miyamoto ne sont plus à présenter, leurs compétences artistiques ne sont plus à confirmer. Isabel Asúnsolo a réussi un merveilleux pari d’édition qui allie son amour pour le haïku et son exigence de qualité pour l’iroli. Noël n’est pas loin, et je vous assure que ce petit bijou de livre haïku, mon nounours fera briller, au pied du sapin, les yeux de vos jeunes enfants, de vos petits-enfants, petits neveux etc. J’en suis certain.
coup de coeur d'Alain Legoin
La Lettre n°16 - Haïkouest
www.haikouest.net
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