LES ARTICLES SUR "JE MARCHE SEULE"
PANORAMA de juin 2007
Je marche seule de Françoise Jaussaud
Premier récit d'expérience des éditions l'Iroli, Je marche seule de Françoise Jaussaud a été un best-seller. Sur un mode de répertoire alphabétique, l'auteur raconte son expérience de randonneuse solitaire sur des chemins français et espagnols. Ni roman ni guide technique, ce livre est néanmoins un peu des deux. Comment choisir ses chaussures à C ou bivouaquer sur la pluie à B, pourquoi marcher toute seule à T, comment faire face aux rencontres animalières parfois gênantes (moustiques, chiens, taureaux, etc.) à G... L'auteur note les rencontres, ses observations, les plaisirs et les difficultés de quinze ans de marches solitaires. Joliment illustré par les dessins de l'auteur Je marche seule est une belle carte de visite pour les éditions l'Iroli.
ENVILLE de juin 2006
JE MARCHE SEULE
Françoise Jaussaud
Editions l'Iroli, 16 euros
Voici des années de notes pratiques et intimes, accumulées sur des carnets de marche, présentées sous forme d'abécédaire pour nous initier à la moyenne montagne en solitaire. Françoise Jaussaud, grande marcheuse, se veut modeste: «Je ne suis pas une professionnelle, je ne donne pas de conseils », précise-t-elle. En effet, elle préfère raconter ses journées de solitude sur les chemins de montagne, tout en distillant, au fil des pages, de précieux enseignements sur les manières de s'équiper, d'avancer, de dormir, de manger. Un très joli ouvrage pour tous ceux qui seraient tentés par le bonheur simple de la marche en solitaire.
RANDO PYRÉNÉES de février 2006
Partir en bivouac
Françoise Jaussaud,
dite "Paquita", raconte ses marches en solitaire dans la montagne espagnole, en
dix-sept carnets de route. Ce guide pratique, classé de A à Z, est un condensé
extrêmement intéressant de tout ce qu'il faut savoir avant de partir. Grâce à un
jeu de questions-réponses, l'auteure explique de façon attrayante le bivouac,
les dangers, le matériel, les rencontres avec, à chaque introduction, le truc du
berger ou de son chien Tobi.
• Je marche seule, Françoise Jaussaud,
éditions L'iroli, 185 p., 16 €.
Sud-Ouest du 6 novembre 2005
Carte blanche à ... Françoise Jaussaud
Une autre façon de marcher
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Comme tant et tant de gens, je marche en montagne. On se croise parfois. Ils marchent à deux ou en petits groupes. Moi, je marche seule. Les gens s'en étonnent. Les uns me disent : « Vous ne savez pas ce que vous risquez ! » Les autres, s'apitoyant sur mon isolement : « Vous ne savez pas de quoi vous vous privez ! » Je les rassure. Je ne suis ni imprudente ni frustrée. Les dix-huit carnets de marche où j'accumule les recettes pratiques aussi bien que les instants magiques le prouvent. Mais comment vous expliquer ma passion pour la marche solitaire en montagne ? Je n'ai pas de théorie toute faite sur la question, seulement une évidence. Pour moi, la marche solitaire est ce qui ressemble le plus au bonheur. Comme tous les bonheurs, c'est le fruit d'une longue préparation. Dans la montagne, c'est partout comme dans ces auberges espagnoles d'antan : je n'y trouve que ce que j'y apporte. Un bon matériel ne suffit pas à faire le bonheur de la marcheuse, bien sûr, mais c'est le petit tapis magique qui lui permettra de s'envoler. Comme tous les bonheurs, il est conquis de haute lutte. Mes genoux n'en peuvent plus de freiner dans le sentier à pic; le brouillard efface l'espace et le temps, et moi avec; la neige me cingle avec un bruit qui n'est plus ni léger ni romantique. Aucun doute : on ne vit pas tout cela de la même façon quand on est seule. A deux, on se sent plus forts, même si cette sécurité n'existe que dans l'imaginaire. Quand je suis seule, je reprends ma juste mesure face à l'immensité de la nature, à savoir que, dans l'effort, la tourmente, le froid, je ne suis qu'une fourmi, une feuille, un |
fétu. Mystérieusement, cette humilité forcée va se transformer en une grande paix. Quelque chose se décante en moi. La fatigue se dissout, le soleil revient, une paix quasi physique s'installe. Ce qui est vrai dans des situations difficiles vécues en solitaire l'est aussi dans la douceur du crépuscule, la fraîcheur des matins et les longs repos au bord des torrents. Toute angoisse, toute agressivité s'effacent. La seule condition, c'est le silence et donc la solitude. Le silence vrai n'existe pas dans un groupe, ni même entre deux personnes qui se taisent. Ce qu'ils ne se disent pas continue à dialoguer dans leurs têtes. Ils ne feront jamais l'expérience du bonheur dont je parle. Quand je marche seule, la montagne se rapproche. Les gens qui y habitent viennent aussi vers moi. Dans un minuscule village perdu en altitude arrive un groupe de marcheurs. Aussi discrets qu'ils soient, ce sont des envahisseurs. Quand il s'agit de deux marcheurs, rien ne se passe. Ils finissent toujours par retourner à la coquille qui se referme sur eux partout où ils vont. Avec une marcheuse solitaire qui atterrit là après plusieurs jours d'errance, un contact privilégié s'établit. Peut-être parce qu'elle a faim ou, plus profondément, parce qu'elle est seule. Pour les habitants de ces villages isolés, la solitude est synonyme d'exclusion, d'un manque à combler. C'est pourquoi, à la marcheuse solitaire que je suis, les femmes et les hommes font les confidences les plus intimes. Dans mes carnets de marche dorment des histoires plus émouvantes que celles que l'on publie. Tout y est : l'intrigue, le dénouement, les paysages et les visages. |
Les secrets, on ne les dit qu'à une personne à la fois. C'est un privilège d'en être digne, une forme de bonheur, plus mystérieuse encore. Voilà pourquoi je marche seule. Mais, puisque le mouvement se prouve en marchant, pourquoi ne pas vous mettre en mouvement pour éprouver par vous-même la magie de la marche solitaire ? Lorsque vous en aurez une longue habitude, on vous donnera carte blanche dans votre journal préféré. Vos expériences seront différentes, vous n'aurez ni vu ni senti la même chose que moi, mais — ô surprise ! — le bonheur était bien au rendez-vous.
Marcher en solitaire. Comme tous les bonheurs,
celui-ci se conquiert de haute lutte
Françoise
Jaussaud, alias Paquita, est née
à Caen et vit à Madrid.
Depuis le début des années 80,
elle
marche en montagne, de la Corse à
l'Espagne en passant par les Alpes et les Pyrénées. |
PAYSANS numéro 294 de novembre - décembre 2005
Je marche seule de Françoise Jaussaud
Le charme d'un conte, l'intérêt d'un guide pratique.
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Vous aimez la marche dans vos paysages familiers. Votre désir serait d'explorer un jour les Alpes, les Pyrénées, l'Auvergne, l'Espagne. Le livre de Françoise Jaussaud vous encourage sans détour à partir. Elle vous conseille même de vous y risquer... en solitaire. Qui est cette femme qui choisit de marcher seule ? Elle est née en Normandie et a exercé son métier de professeur à Madrid. Elle est mariée, mère de famille et grand-mère. Elle a une soixantaine d'années et marche en solitaire depuis les années quatre-vingts. A 35 ans, elle fait ses premières randonnées dans les Alpes françaises, sac au dos et topo-guide en poche. Elle y prend un tel plaisir que, quelques années après, elle commence à explorer, seule, la Sierra Norte de Madrid, proche de son domicile. Jusqu'au jour où elle se dit : « Pourquoi ne pas dormir là haut ? » Au cours des longues marches qu'elle entreprend alors, elle découvre une montagne non balisée, non équipée mais vivante. Elle y rencontre des bergers avec leurs chiens et leurs troupeaux, des gens âgés qui subsistent dans des villages perdus et à moitié abandonnés. Son livre, écrit à partir de ses dix-sept carnets de route, fourmille d'anecdotes. Pourquoi Françoise Jaussaud s'est-elle éprise de la marche ? Elle n'est pas une sportive de l'extrême. Elle marche pour se sentir exister, mettre plus de ciel dans ses nuits, plus de couleurs dans ses jours. Elle marche pour penser, rêver, écrire et dessiner. |
Elle n'est pas une extraterrestre. Elle pourrait être notre cousine ou notre voisine. La tête dans les nuages, certes, les pieds sur les chemins sauvages mais, sur les épaules, un sac de randonneuse avertie, quasiment professionnelle. Comme une grande soeur, elle donne des conseils. En marcheuse passionnée, elle incite à partir, à explorer les hauteurs, à faire l'expérience de la solitude. Ni ermite, ni mystique, elle apprivoise peu à peu la montagne et se laisse apprivoiser par elle. Notre marcheuse projette de continuer ses explorations en montagne sans négliger d'en déjouer les pièges et les dangers. Elle transmet ce qu'elle a appris de ses erreurs, compris de ses limites, acquis au cours des années. Quels sont ses atouts ? Un souci de se fondre dans les paysages qu'elle traverse et la confiance en son instinct de marcheuse expérimentée et prudente. « Comment préparer son bivouac ? Longuement. Soigneusement comme s'il allait pleuvoir des cordes ou geler à pierre fendre ». Autre atout plus important encore : son parti pris de bonne humeur qui lui fait goûter chaque instant. Je marche seule a le charme d'un conte, l'épaisseur d'un témoignage, l'intérêt d'un guide pratique. Du mode d'emploi, il a l'intelligence, de la trousse de secours, la sobriété, du pense-pas-bête, l'humour. Il aurait pu s'intituler Je marche futée. On y parle des provisions, de la documentation, du matériel (connaissiez-vous les douze usages de la serviette éponge ?). On apprend comment utiliser, en toute sécurité, l'eau qu'on trouve en chemin, comment choisir une bonne cape lourde et solide. |
Tout au long de
ce livre, la marcheuse répond à toutes les
questions que le lecteur pourrait lui
poser, mais les questions les plus personnelles, celles qu'elle se pose à elle-même, restent
parfois sans réponse : Françoise Jaussaud nous incite à créer notre propre vie comme elle crée son chemin : elle, dans la montagne et nous, là où nous conduit notre boussole intérieure. Il se dégage de Je marche seule une certaine sagesse et un art de vivre ailleurs et autrement. • Aliette de Panafieu |
Oise Hebdo du 28 septembre 2005
Les Editions L'iroli présentent «Je marche seule» leur premier ouvrage
Récit des aventures d'une randonneuse solitaire
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La montagne, mélange de liberté et de silence. Cadre idyllique pour les longues marches solitaires que s'accorde Françoise Jaussaud, alias Paquita. Depuis plus de 25 ans, elle parcourt les Alpes, les Pyrénées, la Corse mais aussi et surtout l'Espagne, son sac sur le dos. Dans son livre «Je marche seule», écrit sous la forme d'un abécédaire «parce qu'elle avait plein de choses à dire», explique isabel Asúnsolo, son éditeur, Paquita nous livre son carnet de route. Elle y dépeint l'univers de la randonnée côté pratique : comment préparer son matériel, quid de la sécurité, des vêtements, comment bivouaquer etc.... Elle y distille aussi quelques savoureux conseils, parfois anecdotiques, parfois plus terre à terre. On y apprend comment protéger la bougie du vent, que faire en cas de rhume. DES CONSEILS PRATIQUES, TECHNIQUES ET ANECDOTIQUES Paquita y apporte également quelques réflexions non dénuées d'humour. Le livre de Françoise Jaussaud est disponible par internet |
Sa relation avec les hommes rencontrés au gré des marches, par exemple, et auxquels elle s'est toujours refusée. Elle s'amuse, dans son livre, à échafauder un stratagème au cas où l'un d'eux aurait inventé une aventure à ses dépens. Madrilène, Paquita connaît toutes les montagnes de la Péninsule Ibérique. Elle y noircit quelques critiques, dénonçant des chemins parfois peu entretenus et une cartographie souvent désuète. Par ailleurs, chaque chapitre est agrémenté d'un petit récit sur les moments forts, les péripéties ou les gens rencontrés au fil de ses balades. Ainsi, Paquita nous conte avec bonheur l'histoire de Mauricio et de ses chaussures. «Le vieux berger de Bustarviejo, est en train de se chausser. Assise à côté de lui, je l'observe. Il tire des chiffons de sa besace, les entortille des orteils jusqu'à la cheville, place ses pieds ainsi emmaillotés sur des semelles découpées dans un vieux pneu, ajuste les cordes et, très satisfait, contemple ses chaussures», écrit-elle. Ainsi, ce livre qui s'adresse aux randonneurs ou ceux qui aimeraient goûter à ce plaisir,est le premier ouvrage édité par les éditions L'iroli.
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«Je suis allée dans les librairies et les livres sur le thème relatent principalement les exploits ou sont d'ordre plus philosophiques», explique isabel Asúnsolo qui ajoute : «Ce livre utilise un créneau nouveau. C'est ce qui m'a plu. Il apporte une expérience personnelle avec réflexion et humour.» Le but est en effet de rendre accessible la marche à tous. A travers les randonnées, Paquita rencontre les habitants de villages perdus, toujours heureux de l'accueillir même si elle passe parfois pour une extra-terrestre. Ils lui confient des bribes de leur vie. De ses rencontres, si enrichissantes, elle espère les coucher sur papier pour un prochain livre. Autre projet en cours, l'écriture d'un ouvrage sur les animaux dont elle considère qu'ils sont égaux à l'homme.
LE LIVRE EST DISPONIBLE PAR INTERNET
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pour l'instant uniquement disponible sur le site de la Maison d'Edition L'iroli mais «on se laisse un peu de temps pour voir le retour et ensuite on le distribuera certainement en librairie spécialisée», explique isabel Asúnsolo. De plus, le livre qui s'apprête à être traduit en anglais et espagnol pour septembre 2006, sera sous peu mis en vente par internet par le biais d'Amazon. Ainsi, les idées ne manquent pas car isabel Asúnsolo a d'autres projets d'édition dont un qui conte des faits ordinaires d'une façon décalée qui touche le lecteur. «Ce que je recherche ce sont des livres basés sur l'expérience personnelle qui offrent de la nouveauté», conclut-elle. Céline CARTIER
Contact : Fil conducteur du livre, les dessins sont l'œuvre de Françoise Jaussaud |
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