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LA PRESSE EN PARLE. . . en 2006


 

Oise Hebdo du 06 décembre 2006

Les publications se multiplient

Les auteurs beauvaisiens sous le sapin

C'est une véritable vague littéraire qui déferle sur la ville de Beauvais depuis quelques mois. Dans le sillage du prolifique Roger Wallet (dont le quatorzième livre est sur le point de paraître), c'est toute une liste d'auteurs qui a attiré l'attention des éditeurs. Au premier rang de ceux-ci se trouve évidemment la jeune Max Monnehay, sensation littéraire de la dernière rentrée, et couronnée par le prix du «Premier Roman».

Pour les retardataires qui n'auraient pas encore trouvé d'idée de cadeaux pour Noël, voici donc une liste rapide d'ouvrages notables publiés par les auteurs du Beauvaisis, de Monique Demagny à Patrice Juiff, en passant par Sylvie Campana ou Eric Gilberh.
 

• Monique Demagny
«Le jeu du Fol» (éditions J.-C. Lattes)

Fille et petite-fille d'anciens maires de Beauvais (à savoir Charles et Cyprien Desgroux), Monique Demagny s'est inspirée de l'histoire de la ville préfecture pour écrire «le jeu du Fol». Ce livre revient sur les vingt-cinq jours de siège que vécut la ville de Beauvais en juin 1472, alors que les armées de Charles le Téméraire tentaient de s'en emparer.
   Dans cet ouvrage mêlant fiction et histoire, l'auteur insiste sur l'importance des femmes durant cette période difficile, parmi lesquelles Jeanne Hachette. Un livre parfait pour se faire une idée de la vie des Beauvaisiens au moyen âge.
 

• Sylvie Campana
«Sans lisière ni frontière» (éditions Thélès)

Professeur de français au lycée Jeanne Hachette, Sylvie Campana a publié son premier recueil de nouvelles voici un peu plus d'un an. Les douze histoires proposées mettent en scène un univers étrange et une littérature de mort, de souffrance et de désespoir. Une présentation qui peut sembler assez lourde à supporter, mais qui offre toutefois une lecture riche et captivante, sortant des sentiers battus.

 

• Eric Gilberh
«Les perce-oreilles» (éditions L'iroli)

Jeune auteur (28 ans), Eric Gilberh est le premier écrivain (hors poésie) publié par la petite maison d'édition beauvai-sienne. Une véritable réussite pour cette dernière, puisque le talent du jeune homme s'impose comme une évidence au lecteur dans chacune de ces histoires ayant trait à des petits traumatismes de l'enfance et de l'adolescence. Eric Gilberh n'a pas son pareil pour nous inviter à nous mettre à la place de ses personnages et à nous souvenir de nos émotions lorsque nous étions plus jeunes.

   La réussite de ce premier recueil de nouvelles en appelle d'autres. D'ailleurs, le jeune homme sortira un nouveau livre dans quelques mois, toujours aux éditions L'iroli.


• Roger Wallet

«33 tours» (HB éditions)

On ne sait plus où donner de la tête avec Roger Wallet. L'auteur beauvaisien est un bourreau de travail et s'apprête à sortir dans quelques jours son quatorzième livre, intitulé «Sans détour»
   Dans «33 tours», l'écrivain propose dix-sept nouvelles qui tirent leurs titres d'autant de chansons, de Brassens à Barbara, en passant par Brel, Piaf ou Trénet. Les histoires sont tour à tour cruelles et tendres, que ce soit lorsque l'auteur évoque l'enfance ou les premiers émois amoureux. La réussite est aussi au rendez-vous dans les descriptions de paysages ou d'époques... bref, il serait bête de passer à côté de ce recueil. Le cadeau de Noël par excellence pour plaire au plus grand nombre.

• Patrice Juiff
«Kathy» (éditions Albin Michel)

Patrice Juiff, 42 ans, est un type agaçant qui réussit presque tout ce qu'il entreprend. Acteur de théâtre et de télévision, il est également auteur et a publié l'été dernier son deuxième roman, «Kathy». Un livre à l'univers noir qui évoque l'histoire d'une jeune fille quasiment réduite à l'esclavage par sa propre famille. Grinçant, dérangeant et incisif.
   Loin de s'arrêter à ces deux premiers livres, Patrice Juiff, installé à Labosse, petit village dans le canton du Coudray-Saint-Germer, travaille déjà sur un nouvel ouvrage, peut-être un recueil de nouvelles, entre deux tournages.


• Max Monnehay

«Corpus Christine» (éditions Albin Michel)

Un coup d'essai qui se transforme en coup de maître. Le premier roman de la jeune beauvaisienne (25 ans) Max Monnehay a fait sensation. Cette histoire mettant en scène un homme martyrisé par sa femme obèse a immédiatement séduit l'une des plus importantes maisons d'édition, Albin Michel.
   L'éditeur a décidé de suivre son instinct en sortant le livre à 15000 exemplaires. Résultat, un livre salué par la critique, mais aussi par le jury du prix du «Premier Roman».
   La jeune fille, quant à elle, ne souhaite pas s'arrêter en si bon chemin et travaille déjà sur un deuxième roman. À noter que la séance de dédicaces organisée à l'Univers du Livre de Beauvais en septembre dernier fut un succès sans précédent.

S.C.

 

 

Oise Hebdo du 25 octobre 2006

 

Les éditions L'iroli recherchent des textes

Editeur de poésie, de recueil de nouvelles, de récits d'expériences... L'iroli cherche à développer son catalogue et lance pour cela un appel à textes pour trouver de nouveaux auteurs. La maison d'édition délivre au passage quelques conseils aux écrivains avant de faire parvenir leur manuscrit.

• Nouvelles : «La Nouvelle s'inscrit dans le domaine du Vraisemblable. Ce qui la distingue du conte ? Que le style doit être particulièrement soigné car chaque mot compte ainsi que la disposition des paragraphes et même l'air circulant entre eux, que les répétitions, les longueurs et les lieux communs sont à éviter. Avant de nous envoyer vos textes, faites-les maigrir !»

Les Éditions L'iroli publient un à deux recueils de Nouvelles pas an uniquement à compte d'éditeur. Une réponse sera envoyée aux auteurs de manuscrits dans les trois mois.

• Récits d'expérience : «Vous avez une expérience dans un domaine quel qu'il soit et vous l'avez écrite ?... Nous aimerions vous lire.» Le tout premier livre publié par la maison d'édition («Je marche seule»), était un récit de ce type, d'où l'intérêt de l'éditeur.

• Poésie : Les éditions L'iroli recherchent des poèmes pour en faire des recueils. «Nous nous intéressons aux nouvelles voix qui donnent à voir. Poèmes intellectuels, basés sur les jeux de mots, textes trop longs, merci de s'abstenir...»

Par ailleurs, L'iroli prépare une anthologie poétique sur le thème des «Oiseaux». L'éditeur est à la recherche de poèmes (16 vers maximum) sur le thème de l'oiseau pour un recueil collectif à paraître à l'automne 2007.

Les textes peuvent être accompagnés d'illustrations monochromes. Poèmes à envoyer avant le 30 juin 2007.

 

Oise Hebdo du 27 septembre 2006

L'éditeur beauvaisien sort deux recueils de poèmes                             

  Trois nouveaux livres pour L'iroli

 

Petit temps mort poétique du côté des éditions L'iroli. Après parution de deux recueils de nouvelles et du livre collectif des auteurs ayant été retenus lors du festival de la micronouvelle de juin dernier, l'éditeur beauvaisien s'apprête à sortir cet automne trois recueils de poèmes. Des parutions en forme de retour aux sources pour l'éditrice, isabel Asúnsolo, cette dernière ayant elle-même écrit et publié plusieurs livres de poésie, en langues française et espagnole.

Une poésie qu'elle décline d'ailleurs sous toutes ses formes, en vers ou en haïkus, à l'écrit et à l'oral, notamment lors des soirées et des lectures qu'elle organise régulièrement au Café de la Paix.

En ce qui concerne les trois sorties à venir, l'éditrice s'avoue satisfaite des ouvrages présentés, bien qu'elle ne se fasse que peu d'illusions sur les résultats en terme de vente : La poésie est un art qui n'intéresse qu'un cercle restreint de lecteurs», indique isabel Asúnsolo. «Même s'il y a parfois des soubresauts et des rebonds dans ce domaine, la poésie ne vend plus. Les livres que nous allons publier sont des éditions à compte d'éditeur avec un vrai contrat et des droits d'auteur. C'est un investissement important pour moi, car avec la poésie on frôle souvent le gouffre financier. Mais les auteurs sont sympas et achètent souvent une partie de ce qui a été publié pour distribuer à des proches.» En dépit de cette époque difficile pour faire vivre la poésie dans le monde de l'édition, il semble que les auteurs y trouvent tout de même leur compte, car L'iroli cherche à faire vivre la poésie malgré tout.

«Les poètes sont tout à fait satisfaits de ce système parce que, s'ils sont acceptés pour publication, ce qui est loin d'être évident, ils ont de vrais conseils d'éditeur, un travail soigné, une belle couverture et qu'ils seront visibles dans les salons régionaux et nationaux notamment le Marché de la Poésie de Paris.»

FAIRE VIVRE LA POÉSIE

Pour les trois recueils à paraître, l'éditrice a d'abord fait confiance aux poètes qu'elle connaissait. C'est ainsi qu'elle présentera un livre baptisé «Mathifolades», dont l'auteur, Monique Mérabet, a déjà été publié par L'iroli. «Il s'agit d'un professeur de mathématiques qui habite sur l'île de la Réunion. Elle nous montre dans ses textes que les Chiffres ne sont pas fâchés avec les Lettres. Les maths et les figures géométriques rêvent et rient sous la plume de l'auteure.

 

 

 

 

 

Certains des poèmes rappellent La Fontaine et, lus à haute voix, plaisent énormément. Notre soirée du 9 novembre au Café de la Paix sera consacrée à l'Enfance via les Mathifolades et les Marmotades... Ce livre pourrait plaire dans les écoles, je cherche un diffuseur adapté.» Le recueil devrait être tiré à 400 exemplaires.

Deuxième recueil : « Feuillage », de Pierre Delaporte, poète et peintre habitant Etouy. «Pas de rimes, des vers très courts, comme des apparitions dans un jardin : le troglodyte, le merle, la rosé trémière.» Un livre tiré à 300 exemplaires et préfacé par Jacques Izoard, un grand poète belge.

Enfin, le troisième et dernier ouvrage présentera la poésie en haïkus de l'éditrice elle-même : «Le livre s'appellera « Figues ». Il a été écrit en collaboration avec André Cayrel. Ce sont des haïkus sur le thème de la figue qui se répondent. André, qui habite Montpellier, est très connu dans le monde haïku. Nous présenterons ce petit recueil illustré lors du Festival du Haïku à Paris du 16 au 30 novembre.»

Ce dernier livre est en fait né suite à la publication des textes d'isabel Asúnsolo dans diverses publications ces derniers mois : «En tant qu'auteur j'ai été publiée à plusieurs reprises, notamment dans une Anthologie européenne de haïkus. Cela m'a permis aussi de me faire connaître, le bouche à oreille aidant...»

Ce penchant pour la poésie fait cependant que L'iroli est de plus en plus sollicité par des poètes ayant déjà été publié ailleurs : «En théorie, j'aurais aimé privilégier les poètes locaux que l'on peut rencontrer en chair

 


 

et en os... mais avec Internet, tout poète - même éloigné géographiquement -devient proche.»

C'est ainsi que L'iroli publiera très bientôt une poète du nom de Diane Descôteaux, d'origine canadienne, très connue et primée. «Ce qui me semble important c'est que je suis exigeante et que je demande d'emblée à l'auteur s'il acceptera mes futures suggestions... S'il me dit "non", s'il n'accepte aucune critique (et les modifs qui pourraient en découler), ça ne m'intéresse pas de travailler avec lui ou elle. Nous nous distinguons de l'édition Internet ou automatique justement en ceci : parce que nous travaillons avec les auteurs. Il est rare d'accepter un recueil tel quel. Et c'est intéressant pour les auteurs qui apprécient ce genre de collaboration.»

Après la poésie et au début de l'année prochaine, viendra un moment très fort pour la maison d'édition beauvaisienne. Il s'agira de la parution au mois de février prochain du livre «D'amour et de vins nouveaux», recueil de nouvelles de Pierrick Bourgault, l'un des auteurs remarqués à l'occasion de la première édition du festival de la micronouvelle.

Pour ne pas manquer le lancement de cet ouvrage auquel elle croit énormément, isabel Asúnsolo a accéléré la mise en place de la diffusion pour son entreprise et compte sur le carnet d'adresse de son écrivain, journaliste en œnologie, pour que le livre bénéficie d'un très large écho et devienne un succès en librairie.

La date symbolique du 14 février, jour de la Saint-Valentin, a également été retenue pour la sortie de ce recueil au titre évocateur.

Dès à présent le livre peut être commandé par souscription sur le site Internet de L'iroli. «Des extraits du recueil sont proposés, cela permet de se faire une idée, ce sont des nouvelles délicieusement érotiques. Un beau cadeau pour les fêtes !»

 

Les éditions L'iroli organisent préparent également en ce moment la deuxième édition du festival de la micronouvelle, qui se tiendra les 9 et 10 juin à Plouy-Saint-Lucien. Il est toujours possible de participer au concours de micronouvelles (maximum 2000 mots) sur le thème imposé «Cinq Sens». Les textes sont à rendre avant le 31 décembre, détails du concours sur le site.

 

Stéphane Cugnier

 

 

L'informateur du 24 août 2006

  L’Iroli : l’aventure de l’édition
 

 

Le parcours d’isabel Asúnsolo n’est pas commun. D’origine espagnole, pays dans lequel elle est née et où elle a vécu une vingtaine d’années, elle est ensuite venue en France où elle est à la fois professeur d’espagnol et ingénieur agronome. Une période de deux années de chômage va l’amener à se consacrer à l’écriture et notamment à l’écriture de poèmes. Ces poèmes, elle décide de les éditer dans un recueil intitulé «Marmotades». La moitié sont en français l’autre en espagnol.

 

Cette première expérience d’édition, avec tout ce que cela comporte de difficultés ne rebutent pas la jeune femme. Au contraire, elle se prend au jeu et décide de créer à Beauvais sa propre société d’édition. Son nom, «L’iroli». Pourquoi ? «Parce que j’aime lire dans un lit, allongée détendue» explique isabel Asúnsolo. En un an, sept ouvrages ont été édités : de la poésie mais également des nouvelles et des récits d’expérience. Parmi ces ouvrages, un recueil de nouvelles sélectionnées parmi 258 reçues par l’éditrice. Intitulé Prix de la Micronouvelle de Plouy St Lucien, cet ouvrage a reçu un bel accueil.

 

 

 

 

Bel accueil aussi que celui accordé au recueil de nouvelles signées Eric Gilberh. Ce jeune auteur de 28 ans a décidé de consacrer tout son temps à l’écriture.

 

 L’écriture de nouvelles, de romans, mais aussi de scénarii pour des courts et des longs métrages. Eric Gilberh n’est pas tombé tout petit dans l’écriture : «à l’école je n’étais pas bon en Français, ni en dictée. Ce n’est qu’il y a trois ans que je me suis lancé en écrivant d’abord pour des revues puis un manuscrit retenu par les éditions L’iroli». Ses souvenirs, sa vie, ses expériences nourrissent la trame des ouvrages de ce jeune homme qui a trouvé dans les lectures de Gide puis de Bukowski ou de Fante un déclencheur à cette vocation nouvelle. Pour l’instant il n’en vit pas mais il ne désespère pas. Un de ses manuscrits est actuellement le la possession de Gallimard. Si il était retenu par l’un des grands de l’édition, son horizon en serait sans doute bouleversé mais il n’oubliera pas ses débuts avec les éditions L’iroli. Quant à isabel Asúnsolo, elle se consolera de perdre l’un de ses auteurs en se disant que sa manière artisanale de voir l’édition aura permis de mettre le pied à l’étrier d’un jeune auteur de talent.

 

 

Oise Hebdo du 26 juillet 2006

L'éditeur beauvaisien déborde d'activités                          

  Micronouvelles, vin et salon pour L'iroli

Un mois après la remise des prix du premier concours de micronouvelles organisé par les éditions L'iroli, la deuxième édition bat déjà son plein. Le nouveau thème dévoilé par isabel Asúnsolo, «Cinq Sens», semble inspirer les auteurs puisque l'éditrice a déjà reçu une dizaine de textes: «Nous avons bénéficié d'un très bon bouche à oreille suite au premier concours», indique l'éditrice. «La deuxième édition a donc mis moins de temps à démarrer que la précédente. Pourtant, nous avons un peu changé le règlement et nous avions peur que cela ne rebute les auteurs

En effet, pour participer à cette nouvelle édition du concours de micronouvelles, les auteurs doivent acheter le recueil contenant les quinze nouvelles primées en 2005. «Cela me semble être une bonne idée. Tous les autres concours sont payants, sans rien en échange, et c'est parfois un peu dur pour les auteurs qui ne sont pas retenus. Cette formule est donc plus sympa.»

L'an passé les éditions L'iroli avaient reçu 258 textes venus de 13 pays, mais cette année isabel Asúnsolo ne s'attend pas à en recevoir autant: «Le thème "Cinq sens", plus ciblé va peut-être nous apporter moins de textes, mais peut-être de meilleure qualité.»

Hormis le thème et le mode d'inscription, rien n'a changé pour ce concours de micronouvelles. La date limite d'envoi des textes est fixée au 31 décembre et la nouvelle présentée ne devra pas dépasser 2000 mots.

 

 Les quinze meilleurs textes seront retenus pour faire partie du recueil 2006, lequel sera dévoilé lors du festival de la micronouvelle de Plouy-Saint-Lucien le 10 juin 2007 (la proclamation des résultats aura auparavant eu lieu sur le site Internet le 31 mars).

Parmi les quinze textes primés, le jury du concours devra sélectionner un grand gagnant, ainsi que le second et le troisième, lesquels recevront respectivement quinze, dix et sept exemplaires du recueil publié à cette occasion et tiré à 300 exemplaires.

À noter que le recueil édité pour la première édition s'est vendu comme des petits pains, et notamment le jour du festival, le 18 juin dernier.
 

L'IROLI TIENT LE CHOC
Cette deuxième édition du concours de micronouvelles signifie également que l'éditeur entre dans sa deuxième année d'existence, «la plus difficile, car c'est là que les ennuis commencent, alors qu'il faut confirmer», indique l'éditrice avec ironie.

Le travail effectué l'an passé commence à être remarqué et c'est ainsi que l'éditeur beauvaisien a eu les honneurs de la presse spécialisée: «Un article est paru dans la revue "Brèves" (n° 78), qui a fait une très bonne présentation des livres L'Iroli. Depuis, nous recevons cinq manuscrits par semaine. La bonne nouvelle c'est que nous recevons de plus en plus de la qualité. Mais la mauvaise nouvelle, c'est que nous sommes une petite structure et que nous mettons beaucoup de temps pour tout lire. Et vu l'accroissement de travail pour lire et répondre à tout ça, la nouveauté c'est que chaque manuscrit qui nous est envoyé doit être accompagné d'un bon de commande pour un de nos livres


L'éditeur beauvaisien se prépare en outre à franchir un nouveau cap, puisqu'il est en pourparlers pour une "diffusion-distribution" professionnelle avec les Belles Lettres qui aurait lieu vraisemblablement en 2007. «Il faut un dossier financier béton, mais nous y travaillons». Isabel Asúnsolo et son mari Xavier ne comptent pas leurs heures pour faire vivre leur structure, mais la réussite est à ce prix.

Ce travail de l'ombre n'empêchera pas les éditions L'iroli d'être présentes au premier salon du livre de la ville de Mers-les-Bain. Ce salon aura pour but de soutenir les acteurs du livre en région et de faire connaître la richesse littéraire picarde, en partenariat avec l'association "Écrivains en Picardie". Ce rendez-vous sera ponctué d'animations et ateliers destinés à faire participer le public. Tous les genres seront représentés, auteurs de littératures et auteurs de bande dessinée se côtoieront ainsi sur place du 16 au 20 août, ainsi que dans différentes localités de la Baie de Somme.

Isabel Asúnsolo a donc fort à faire ces temps-ci, et certainement encore plus à la rentrée, puisque tous les auteurs qui auront mis à profit la période estivale pour peaufiner leurs manuscrits ou leurs micronouvelles devraient l'inonder de textes en tous genres.
                        Stéphane Cugnier

 

 

 

Oise Hebdo du 21 juin 2006

Festival littéraire à Plouy saint-Lucien                                     

  La micronouvelle se fait une place au soleil

 

Ambiance champêtre et littéraire dimanche 18 juin dans le petit hameau de Plouy-Saint-Lucien. Écrivains, éditeurs et libraires avaient investi les lieux à l'occasion de la première édition du Festival de la Micronouvelle. Une manifestation mise en place par isabel Asúnsolo, fondatrice des éditions L'iroli et organisatrice de cet original concours de micronouvelles.

De moins en moins mise en avant, la littérature a cependant pu trouver sa place dimanche dernier dans un espace préservé. Les auteurs ne s'y sont d'ailleurs pas trompés, puisque les lauréats du concours, séduits par les initiatives de L'iroli, avaient parfois fait le déplacement de très loin pour prendre part à cette journée.

Si les kilomètres ne semblaient pas poser de problèmes pour ceux venus de province ou de région parisienne, la lauréate du premier prix n'était toutefois pas de la partie. Installée à Saint-Denis sur l'île de la Réunion, Huguette Payet n'avait pas forcément la possibilité et les moyens pour couvrir ces 9200 kilomètres pour venir jusqu'à Plouy-Saint-Lucien.

C'est donc à l'une de ses nièces vivant en région parisienne qu'elle a laissé le soin de venir chercher ce prix reçu pour un texte touchant, intitulé «L'or n'est pas forcément où l'on croit», évoquant le désir d'enfant chez une femme: «C'est une fiction, mais c'est une histoire très personnelle pour Huguette», indiquait sa nièce après avoir obtenu le prix. «Inutile d'entrer dans les détails mais cela a marqué sa vie. C'est un sujet qui la touche et qui s'ajoute à une sensibilité artistique incroyable. Elle écrit beaucoup, depuis longtemps, que ce soit en Français, en Créole ou en Allemand puisqu'elle était professeur d'Allemand avant de prendre sa retraite il y a deux ans. Elle peint également. Sa richesse artistique est énorme.».

 

Installée à la Réunion, la lauréate a laissé le soin à sa nièce (à gauche) de venir recevoir son prix des mains de Caroline Cayeux et isabel Asúnsolo

 

Huguette Payet recevait donc les quinze exemplaires du recueil présentant les quinze meilleures micronouvelles, des livres qui venaient s'ajouter à ceux déjà publiés par l'auteur Réunionnaise: «Elle a déjà eu l'occasion d'être publiée par L'iroli et par d'autres petits éditeurs. Il s'agissait principalement de poèmes, mais elle écrit dans tous les genres, en vers ou en prose. Elle aime transmettre beaucoup d'émotions et les partager. Elle était évidemment très touchée d'apprendre que c'était elle qui avait remporté ce concours. Si les billets d'avion n'avaient pas été aussi chers, elle serait venue sans problème, d'autant qu'elle apprécie énormément le travail que réalise isabel Asúnsolo avec les éditions L'iroli.»
 

UN FESTIVAL APPELÉ À GRANDIR

La remise des prix de ce concours 2006 était également l'occasion pour l'éditrice de dévoiler le thème du concours 2007: «Pour l'année à venir, nous avons choisi d'inviter les auteurs à écrire sur: 5 sens. Le thème est vaste et à la fois précis, cela devrait nous permettre de recevoir des textes variés. Pour s'inscrire, les participants devront acheter le recueil édité l'année précédente. »

 


Le premier concours avait permis à L'iroli de recevoir 258 textes venus de treize pays différents, ce chiffre devrait être largement dépassé lors de la deuxième édition, notamment grâce au bouche à oreille. Une augmentation de participants qui sera également un gage de qualité des textes reçus, même si isabel Asúnsolo s'avoue satisfaite des quinze lauréats regroupés dans le recueil publié: «Je crois qu'il était difficile de faire mieux. Le résultat final est séduisant, équilibré, et a de quoi séduire tous les lecteurs

À cette liste de quinze lauréats, il faut également ajouter un nom, puisque le député Olivier Dassault, présent lors de la remise de prix en compagnie de Caroline Cayeux, a souhaité attribuer un prix «coup de cœur» à Julie Turconi pour sa nouvelle «Première fois». Cette lauréate supplémentaire n'était pas présente à Plouy Saint-Lucien dimanche dernier pour recevoir le chèque de 150 euros offert par le député, la jeune femme étant installée au Canada. International, à l'image de la Franco-espagnole isabel Asúnsolo, le concours a aussi permis à une auteur Camerounaise, Irène Kebiheng, pour «Mon blanc sur le net», de se faire connaître.

Au regard de la résonance du concours, le festival de la micronouvelle est donc appelé à grandir au cours des prochaines années. Les organisateurs peaufineront certainement les détails de cette journée littéraire, notamment en ce qui concerne le débat avec les écrivains, lequel a eu un peu de mal à «décoller» et à passionner les personnes présentes.

 

Un débat sur l'écriture, auquel participait notamment Roger Wallet, a ouvert l'après-midi.

 

 

L'Observateur de Beauvais du 23 juin 2006


Pluie de nouvelles sous le soleil à Plouy

Le festival de la micronouvelle a rassemblé une centaine de personnes, dimanche; à Plouy-Saint-Lucien.

L'éditrice isabel Asúnsolo (éditions L'Iroli), en partenariat avec la Ville de Beauvais et l'association Sports et Loisirs de Plouy-Saint-Lucien, organisait, dimanche après-midi sur la place de Plouy, un festival de la micronouvelle.
    À l'ombre des feuillages, après un copieux buffet campagnard, une table ronde permettait aux participants de s'exprimer sur le thème de l'écriture et plus particulièrement de la nouvelle. À ce sujet, les avis étaient partagés: quelle longueur ? Faut-il une chute ? une histoire ? des personnages ?...
    La journée a aussi été marquée par la remise de récompenses aux quinze lauréats du concours de la micronouvelle. Le jury a eu l'embarras du choix puisqu'il a reçu 258 textes. Un recueil des quinze nouvelles sélectionnées (dont celle de notre confrère Stéphane Cugnier d'Oise Hebdo) a été édité par L'Iroli et présenté dimanche. Et c'est Huguette Payet, de la Réunion, qui a remporté le concours.
    Enfin, le prix «coup de cœur» d'Olivier Dassault a été décerné à Julie Turconi pour son texte «Première fois».
    Le festival se terminait par un concert de rock donné par le groupe Docteur Bouba.

 

 

La remise des prix s'est faite en présence de Caroline Cayeux, maire de Beauvais, et Olivier Dassault, député.

PATRICIA HAUTE-POTTIER

 

 

Oise Hebdo du 21 mai 2006

Festival littéraire à Plouy saint-Lucien                                     

Dénouement pour le concours de micronouvelles

 

Annoncé depuis des mois, le Festival de la Micronouvelle de Plouy-Saint-Lucien se tiendra dimanche 18 juin à partir de 14 heures. Premier événement littéraire d'importance se tenant dans la ville préfecture, il doit tout à isabel Asúnsolo, fondatrice des éditions L'iroli et adepte des nouvelles courtes: «Je voulais mettre ce genre en valeur», indique l'intéressée. «Mais je ne savais pas trop comment m'y prendre. Je souhaitais mettre l'accent sur un genre court qui pétille, surprend en peu de pages...»

Le concours a donc vu le jour en même temps que la petite maison d'édition, connaissant la même courbe de croissance que cette dernière. En effet, alors que l'éditeur multipliait les publications, le nombre de micronouvelles grimpait jusqu'à 258 à la date de clôture de l'épreuve: «Cela a eu du mal à démarrer, mais lors des dernières semaines nous recevions plusieurs textes par jour. Nous en avons reçu de toute la France et de treize pays différents. C'était inégal, parfois hors sujet, mais il y avait tout de même beaucoup belles histoires. Il n'a pas été facile de choisir. C'est la raison pour laquelle nous nous y sommes mis à cinq pour trouver les quinze meilleures micronouvelles ! Le résultat final est de qualité.»

Le «résultat final» évoqué par l'éditrice est le recueil réalisé avec les textes des lauréats, un recueil tiré à 300 exemplaires et qui devrait être dévoilé dimanche prochain, en même temps que les noms des auteurs des trois meilleures micronouvelles. Quasiment tous les écrivains présents dans le recueil seront présents à Plouy-Saint-Lucien pour le festival et cette distribution de récompenses:

 

 

 

Isabel Asúnsolo, organisatrice du concours de micronouvelles

 

«Sur tes quinze lauréats, ceux du Cameroun (Irène Kebiheng) et La Réunion (Huguette Payet) se font représenter. François Bonneau et Catherine Peintre ne peuvent pas venir, mais les autres seront là. Ils participeront également à toutes les animations mises en place.»

Car isabel Asúnsolo n'a pas voulu limiter le festival à une simple remise de prix. Et c'est donc toute une journée dédiée à la littérature qui sera proposée sur la place de Plouy-Saint-Lucien. Table ronde et débat sur l'écriture, petit marché du livre, ateliers pour les enfants... tout sera fait pour mettre en valeur l'écriture et la lecture, dans une atmosphère détendue: 

 


 

«Nous allons installer une tente avec l'association Sports et Loisirs de Plouy Saint-Lucien, elle abritera la table ronde, il y aura aussi une tonnelle pour les enfants et deux autres pour le mini marché du livre. On trouvera des livres pour enfants . Des chaises, disposées sous les arbres un peu partout permettront de bavarder à l'ombre. Il y aura la présence des auteurs qui ont été publiés par L'iroli et plusieurs autres écrivains. » En ce qui concerne la remise des récompenses du concours de micronouvelles, moment fort de la journée, les prix (un ou plusieurs exemplaires du recueil) seront décernés par Caroline Cayeux, laquelle offrira, en outre, une salamandre de la ville aux trois premiers.

Quant au député Olivier Dassault, impliqué dans le projet quasiment depuis le début, il décernera un prix spécial «coup de cœur» à l'un des participants: «Il a prit le temps de lire toutes les micronouvelles. Il a finalement choisi un texte qui ne fait pas partie de la sélection finale. Il s'agit de celui d'une Française, installée à Montréal où elle travaille en tant que traductrice, et qui a déjà été publiée

Le député offrira également aux habitants de Plouy le recueil du concours en échange du bon qui leur a été distribué avec l'invitation.

À l'issue de cette remise de prix, isabel Asúnsolo dévoilera le thème du concours 2007, histoire d'inciter les auteurs à remettre immédiatement leur imagination en marche, et de préparer, déjà, le festival 2007.

 

 

L'Observateur de Beauvais du 31 mars 2006

L'iroli livre le goût d'isabel et les mots des autres

 

Créée en mai 2005 à Plouy Saint-Lucien par isabel Asúnsolo, la maison d'édition L'iroli se promène entre poésie, nouvelles et... la marche en montage.

Installée dans sa maison de Plouy Saint-Lucien, sur la petite place, isabel Asúnsolo s'est réservé une belle pièce, un peu à l'écart, pour y installer le bureau de sa maison d'édition L'iroli. Un nom dansant et joyeux, clin d'œil à son plaisir de «lire au lit» mais aussi le nom d'un objet japonais servant à chauffer les repas et la pièce. De la chaleur, isabel n'en manque pas. Pas plus qu'elle ne manque d'énergie pour livrer ses livres, contacter les libraires, animer des cafés poésie, organiser des concours de nouvelles, enrichir son catalogue d'éditrice...
  Créée en mai 2005, L'iroli a édité un recueil de poèmes, «Marmotades» signé isabel Asúnsolo (on n'est jamais mieux servie que par soi-même) et «Je marche seule» de Françoise Jaussaud, paru en septembre 2005.
  À ce jour, 400 exemplaires de ce livre ont été vendus, une réédition et une distribution en Espagne sont à l'étude. «L'auteure habite en Espagne. Nous avons fait ensemble une traduction espagnole et la préface est signée de la ministre espagnole de la Santé. Elle a écrit: «Dans ce livre, il y a plus de santé que dans douze pharmacies», s'amuse isabel Asúnsolo.

Tous les bénéfices sont réinvestis dans l'édition
 
Pour l'instant, la jeune femme ne vit pas de son activité. «Tous les bénéfices sont réinvestis directement dans l'édition» précise-t-elle. Elle se donne entre quatre et cinq ans avant de pouvoir dégager un vrai salaire.
  Un troisième livre vient compléter le tout jeune catalogue de la maison d'édition: «Les perce-oreilles», un recueil de nouvelles d'Eric Gilberh. L'éditrice est en train de contacter toutes les librairies de Picardie pour la distribution. Et il y a urgence «car France 3 a réalisé un sujet sur l'iroli et Eric. Il devrait passer dans les quinze jours qui viennent.» Il faut donc que le livre soit en librairie.
  Isabel a deux autres livres sur le feu: «Entre deux soleils voilés» de Claude Chabel, un beauvaisien de longue date parti s'installer dans le sud et vainqueur, il y a deux ans, du concours de nouvelles sur le cinéma de l'Asca ; et un recueil de quinze nouvelles.

258 écrits pour le concours de la micronouvelle
  Ce recueil s'inscrit dans un contexte bien particulier: un concours de la micro-nouvelle qu'isabel Asúnsolo a organisé à Plouy Saint-Lucien. Sur le thème «un fait banal transformé par un regard nouveau», elle a reçu 258 nouvelles de treize pays différents via internet. Les quinze meilleures histoires seront regroupées, éditées et présentées le 18 juin prochain sur la place de Plouy.
  Ce jour-là, ce sera la fête. La fête à l'écriture. Isabel espère y réunir plus de 200 personnes. «Je vais inviter les libraires, les bibliothécaires, les gens qui lisent et ceux qui écrivent. Nous aurons un petit colloque sur «pourquoi écrivez-vous? pourquoi lisons-nous ?» Il y aura certainement aussi un atelier d'écriture pour les enfants. La Ville de Beauvais nous aide dans le cadre de l'association Sports et Loisirs de Plouy.»
  Lors de cette journée sera présenté ce recueil de nouvelles issues du concours et le thème du prochain concours sera divulgué, isabel Asúnsolo n'ayant pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin.

Un concours sur Mary Cassatt
 
De concours, il s'agit en effet aussi, mais de poésie, cette fois, avec en toile de fond, les tableaux de la peintre Mary Cassatt qui a longtemps résidé au Mesnil-Théribus. «Il est gratuit est ouvert à tous. Il faut composer une poésie de 16 vers maximum sur un tableau de Mary Cassatt et l'envoyer avant le 22 mai aux éditions L'iroli», explique isabel en précisant que le concours est doté de deux premiers prix de 150 euros, l'un pour les adultes, l'autre pour les adolescents.

Un café poésie au Café de la Paix
  Isabel Asúnsolo reste sur le fil de la poésie, un jeudi par mois (le troisième en général) en animant un café poésie depuis un an au Café de la Paix de Beauvais, place Jeanne Hachette). «Nous sommes une vingtaine à nous retrouver à 20 heures autour d'un thème différent à chaque fois.» Ces soirées sont ouvertes à tous et gratuites (moyennant une consommation). Le prochain rendez-vous aura lieu le 27 avril et l'on y déclamera «la tendresse».
  Un jeudi par mois, on sait donc qu'isabel Asúnsolo lit «assise». Le reste du temps, c'est «allongée» qu'elle découvre les nouvelles envoyées pour les concours, les manuscrits en attente d'être édités, les poèmes qu'elle aime et les textes ciselés de Colette, son auteure préférée «parce qu'elle parle des sensations» de ces petits riens qui font toute une vie.

Portrait
isabel Asúnsolo:
un besoin irrépressible de créer

Chemisier blanc, voix douce et regard attentif, isabel Asúnsolo est certaine d'une chose : elle est faite «pour inventer des choses qui n'existent pas, mettre en place des nouveautés, créer». À 40 ans, trois enfants et «un mari formidable», elle a déjà vécu plusieurs vies qui n'en forment qu'une seule.

De Madrid à Metz en passant par le Mexique
Née à Madrid, elle arrive en France après le bac et suit des études d'ingénieure agricole à Toulouse. Là, elle rencontre son mari et ensemble, avec un bébé de trois semaines, ils partent pour le Mexique. Son mari a un contrat d'un an et demi avec la marque Amora pour contrôler la qualité des cornichons cultivés là-bas. Pendant ce temps, isabel observe ce qui l'entoure, rédige des articles sur l'agriculture mexicaine, sur la place des femmes dans cette agriculture...
  De retour à Paris, la jeune femme devient programmatrice informatique. Une année dont elle ne conserve pas un souvenir impérissable. La carrière de son mari les mène à Metz. Isabel se lance alors dans l'enseignement. En maths pour commencer, puis en sciences naturelles. «J'aime les sciences. Ça donne de la discipline.» Elle se déclare pourtant «nulle en maths». Mais, justement, elle fut une bonne enseignante «car je comprenais par où passaient les jeunes
  L'enseignement lui plaît et elle se sert de sa double culture pour passer une licence et un CAPES d'espagnol. Arrivée à Saint-Quentin (Aisne) en 1996, la famille s'agrandit. Isabel a maintenant trois enfants, elle continue d'enseigner mais la routine s'installe et le couple envisage de repartir à l'étranger. Direction Mayotte dans l'océan indien.
  Mais une proposition de l'Isab (Institut supérieur d'agriculture de Beauvais) remet le départ en question et c'est finalement Beauvais qui est retenu.

... et de l'Isab à l'édition
  Isabel y arrive en 2000 et y restera trois ans comme chargée du secteur Langues. «J'ai beaucoup appris. C'était intense. Quand tout a été installé, j'étais épuisée.» Épuisée et tentée par une nouvelle aventure: l'écriture. Isabel Asúnsolo a toujours écrit mais, pendant un an, elle va s'en «donner à cœur joie». Poésies, roman, nouvelles..., rien ne l'arrête. Elle auto édite un recueil de poésies «Marmotades», rencontre des membres de l'association ADEX (poètes) en 2004, «des gens adorables», et son envie d'écrire de plus en plus enracinée en elle, elle se lance finalement dans l'édition. Elle crée, en mai 2005, l'iroli, avec un premier livre édité, «Je marche seule» de Françoise Jaussaud. Isabel est dans son élément: une nouvelle activité pour laquelle elle a tout à créer, l'écriture, et la rencontre avec les autres. Que demander de plus ? Que sa maison d'édition franchisse le cap fatidique des deux ans...

PATRICIA HAUTE-POTTIER

À lire

«Je marche seule»
• Le titre complet du livre: Je marche seule, ABC pour apprivoiser la moyenne montagne en solitaire» de Françoise Jaussaud. Après 16 ans de marche en solitaire et 18 carnets de marche, l'auteur dresse, souvent avec humour et une grande simplicité, ses techniques et réflexions sur la marche en moyenne montagne.
16 € (sorti en septembre 2005).

«Marmotades»
• Recueil de poèmes bilingues français et espagnols, écrit par isabel Asúnsolo.
10 € (réédition en août 2005).

«Les perce-oreilles»
• Recueil de huit nouvelles «où il vaut mieux ne pas se fier aux apparences» signé Eric Gilberh.
14 € (paru en février 2006).

 

Infos pratiques

Concours de la micro-nouvelle
• Les résultats du concours de la micro-nouvelle de Plouy Saint-Lucien seront proclamés le dimanche 18 juin sur la place du village. Le recueil des 15 meilleures nouvelles sera présenté à cette occasion. Nous reviendrons dans les prochaines semaines sur les détails de cette manifestation.

Concours Mary Cassatt
• Le concours Mary Cassatt s'adresse à tous. Composer une poésie de 16 vers maximum sur un tableau de Mary Cassatt (www.marycassatt.org). A envoyer avant le 22 mai sur l'e-mail editionsliroli@yahoo.fr

Café poésie
• Le prochain café poésie animé par isabel Asúnsolo aura lieu le jeudi 27 avril, à partir de 20 heures, au café de la Paix (place Jeanne Hachette) à Beauvais. Le thème sera «la tendresse».

 

Oise Hebdo du 22 mars 2006

Festival de la Micronouvcllc                                     

  Les lauréats du concours sont connus

Tout est prêt pour l'organisation du premier festival de la micronouvelle, le 18 juin prochain à Plouy-Saint-Lucien. Jusqu'à la semaine dernière il ne manquait plus que les noms des lauréats du concours mis en place à cette occasion, mais le jury a finalement dévoilé sa sélection. Les heureux auteurs, dont les textes seront publiés dans un recueil édité pour le jour du festival, sont au nombre de quinze.

Pour mémoire, le thème du concours était le suivant: un fait banal, inspiré de la réalité et transformé par un regard nouveau. Il faut croire que les auteurs   ont   été   inspirés puisque le jury présidé par la présidente et organisatrice du festival, isabel Asúnsolo (par ailleurs à la tête des Editions L'iroli qui éditeront les recueil) a reçu 258 textes.

Dans cette liste de lauréats on retrouve le nom de Claude Chabel, dont un ouvrage devrait être publié très prochainement par la petite maison d'éditions beauvaisienne, de même qu'Huguette Payet, poétesse créole de la Réunion également éditée dans l'Oise. Quant à Alain Emery, sélectionné pour sa nouvelle baptisée «Cocagne», ses écrits ont déjà été primés et édités chez d'autres éditeurs.

Un seizième nom devrait venir se greffer à cette sélection, puisque le député Olivier Dassault, partenaire de l'opération par le biais de sa Fondation, attribuera un prix à l'auteur dont il a le plus apprécié le texte. Celui-ci se verra remettre 150 euros.

Pour les quinze autres, un classement sera établi afin de déterminer les trois premières places ainsi que les prix qui leur seront attribués lors du festival de la micronouvelle. Le premier recevra ainsi sept exemplaires du recueil publié à cette occasion, le deuxième en obtiendra cinq et le troisième, trois. Tous les autres recevront un exemplaire.

Alors que cette grande fête littéraire se prépare, isabel Asúnsolo dresse un premier bilan de cette organisation, et notamment du concours: «La sélection finale est remarquablement équilibrée. Il y a quasiment autant de femmes que d'hommes, ce qui est rare en littérature. C'est amusant, mais ce n'est pas un fait exprès. En ce qui concerne la qualité des textes, le jury est satisfait. Il est difficile d'en dire plus car nous avons fonctionné chacun au coup de cœur. Et nous avons tellement lu et relu les textes, que nous ne savons plus quoi penser !»


Le recueil réalisé au terme de ce concours devrait être tiré à 300 exemplaires et être diffusé gratuitement à la cinquantaine d'habitants du hameau de Plouy-Saint-Lucien, lieu du festival de la micronouvelle.

A cette occasion, le thème du prochain concours sera également annoncé, histoire de maintenir l'engouement autour de cette manifestation originale.

Le succès rencontré cette année devrait ainsi se confirmer douze mois plus tard et le jury peut d'ores et déjà s'attendre à recevoir près de 500 micronouvelles. Moins d'un an après sa création, «L'iroli» s'est donc déjà fait une petite place dans le monde dans le monde littéraire. A quand un stand au Salon du Livre de Paris ?

 

La Gazette Picardie du 21 février 2006

EDITION                                        

  Lecture au coin du lit

 

Une nouvelle entreprise vient de voir le jour dans le monde de l'édition, à Beauvais. L'iroli créé en 2005, publie quelques ouvrages, mais organise aussi des concours tous les ans.


Le monde de l'édition compte une nouvelle enseigne à Beauvais: née de la passion d'une férue de littérature, l'entreprise L'iroli est installée dans le quartier de Plouy-Saint-Lucien depuis le printemps 2005 et entend bien passer le cap des deux ans d'existence, décisif dans ce milieu où le taux d'échec est important. Son PDG, isabel Asúnsolo, mise sur le talent de ses auteurs, mais aussi la qualité d'édition des ouvrages, des paris qui l'ont conduite dans la vie littéraire et événementielle de l'Oise.

photo: Marie-Jeanne Le Goff
isabel Asúnsolo, présidente de L'iroli qui compte quatre ouvrage dans son catalogue.


Pour le meilleur et pour le lire...
A l'heure actuelle, le catalogue de L'iroli est riche de quatre ouvrages, dont les lignes se rejoignent autour d'une même idée: rattacher l'imaginaire à la vie. Une sélection qui invite le lecteur à « lire au lit » comme aimait à le faire l'éditrice dans son enfance, passée loin des plaines picardes, en Espagne. Après un parcours inspiré par le voyage et une école agricole à Toulouse, la jeune femme arrive en Picardie où elle trouve une place de responsable des langues à l'institut supérieur d'agriculture de Beauvais (Isab). Ingénieur, mais aussi diplômée en lettres, elle renoue aujourd'hui avec ses ambitions passionnelles. « J'avais envie de travailler sur l'écriture, mais aussi de concilier un fond de qualité avec une forme agréable, déclare-t-elle. Je veux faire connaître des textes qui méritent d'être lus, et rester à l'écoute des lecteurs comme des auteurs.»


Petits rendez-vous à Beauvais
Ainsi, cette passionnée s'investit, chaque mois, dans un rendez-vous découverte à l'Adresse, un café beauvaisien. Un cadre dans lequel les « cafés poésie» offrent un moment de détente, de rencontres et de découvertes aux auteurs locaux, écrivains en herbe ou confirmés. L'iroli est également initiateur d'un concours annuel de nouvelles baptisé Micronouvelles. Cette année, deux cent cinquante-huit textes sont en compétition mais il faudra attendre le 15 mars pour connaître la liste des quinze auteurs qui auront la chance d'être publiés. Autant de talents qui répondront certainement présents à l'appel du 18 juin, où ils se verront remettre les prix lors d'un festival autour de l'édition, à Plouy-Saint-Lucien: un événement soutenu par la ville de Beauvais à hauteur de 1 000 €, ainsi que par le député Olivier Dassault.
Sylvain Parfait

 

le Parisien du 4 février 2006

LIVRES                                        

  L'iroli, la petite maison d'édition qui monte

L'iroli, c'est tout simplement venu du fait que je ne peux lire que couchée ! Comme ma mère et comme ma fille. » L'iroli, c'est le quatrième enfant d'isabel Asúnsolo, sa petite entreprise, «sa» maison d'édition. Un projet un peu fou, né dans la tête de cette passionnée des mots et des histoires que l'on tricote avec, devenu réalité au premier étage de sa maison du Plouy-Saint-Lucien.
   Le cœur de chaque côté des Pyrénées (elle a la double nationalité française et espagnole), isabel Asúnsolo, 40 ans, a tracé sa route jusqu'à Beauvais et la création de sa maison d'édition par des chemins de traverse, littéraire dans l'âme, elle s'est lancée dans des études scientifiques pour devenir ingénieur en agriculture ! Cette formation l'a conduite jusqu'à l'Isab (Institut supérieur agricole de Beauvais) où elle a occupé le poste de responsable du département langues étrangères jusqu'en 2003. Après d'enrichissantes rencontres avec un cercle de poètes de l'Oise et plusieurs mois de gestation, L'iroli est né en mai 2005. « finalement, je suis retournée à ce que j'aimais dès le départ: la lecture et l'écriture. » Depuis, quatre livres ont été édités.

Lire, gérer les relations avec l'imprimeur, assurer la livraison des livres dans les librairies et leur promotion dans les salons: isabel Asúnsolo doit tenir sa maison d'édition de A à Z


 

 

Premier Festival de la micronouvelle en juin

 Le créneau de L'iroli, le credo d'isabel, ce sont les tranches de vie, coupées par une belle plume. « J'aime particulièrement les nouvelles qui s'appuient sur la réalité. Ce qui m'intéresse, c'est de détourner le regard sur cette réalité pour lui donner un relief qu'elle n'avait pas. » Le premier livre édité aux couleurs de L'iroli est un recueil de poèmes signé isabel Asúnsolo. « Marmotades » a rencontré plus qu'un succès d'estime: 250 nouveaux tirages sont venus compléter les 200 premiers. Le dernier ouvrage est sorti cette semaine: « les Perce-oreilles », d'Éric Gilberh. Des nouvelles et un auteur auxquels croit beaucoup l'éditrice. « Mon but, c'est de découvrir des gens qui écrivent et, comme tous les éditeurs, de trouver le talent qui n'a pas encore été découvert ! » Entre deux, il y a eu « Je marche seule », de Françoise Jaussaud, qui fait un joli carton dans les librairies spécialisées pour les randonneurs. « On a tiré à 600 exemplaires et 300 ont été vendus en quatre mois ! »

Petit à petit, l'air de rien, L'iroli fait son nid. «Il a fallu s'accrocher mais aujourd'hui je commence à récolter les fruits. Je sais qu'en mai il faudra payer les premières charges et qu'il y a un cap difficile à passer, celui des deux ans d'existence. Je me donne cinq ans pour pouvoir en vivre mais j'ai confiance et surtout je suis têtue ! » Têtue et partageuse. Le 18 juin, L'iroli organise avec l'association Sports et loisirs de Plouy-Saint-Lucien le premier Festival de la micronouvelle (2000 mots au maximum). « Nous réunirons des gens qui aiment lire et des gens qui écrivent. Il y aura des lectures publiques et des ateliers pour enfants. Ce sera également l'occasion de remettre les prix du premier concours L'iroli. » Lancé sur Internet, le concours a connu un succès planétaire avec rien moins que 258 nouvelles envoyées du monde entier. Le comité de lecture, composé notamment d'isabel et de son mari, très présent dans l'aventure, se réunira le 11 février pour délibérer. En attendant le 18 juin, les amoureux des lettres peuvent rencontrer isabel Asúnsolo à l'occasion des « soirées poésie » qu'elle organise chaque troisième jeudi du mois au bar l'Adresse, 68, rue Gambetta. La prochaine aura lieu le 16 mars, à partir de 20 heures.
                          CORINNE FOURCIN

 

 

Oise Hebdo du 1° février 2006

Programmé en juin à Plouy-Saint-Lucien

Le festival de la micronouvelle reçoit le soutien de la Ville

Isabel Asúnsolo peut être satisfaite. Son idée de festival de micronouvelle, lancé en même temps que sa petite maison d'édition au mois de mai dernier, n'en finit pas de séduire et bénéficie de soutiens à tous les niveaux. Après l'obtention d'une enveloppe de 300 euros de la part du député Olivier Dassault voici deux mois, le festival a vu la Ville de Beauvais lui voter une subvention de 1000 euros supplémentaires lors du dernier conseil municipal.
   À la tête d'un budget qui peut sembler modeste, l'organisatrice de l'événement s'estime toutefois heureuse et fourmille de projets pour que ce festival, appelé à se tenir le dimanche 18 juin à Plouy-Saint-Lucien, soit une réussite: «La journée devrait être rythmée par plusieurs temps forts. Il y aura la présence de personnes du monde de la nouvelle qui viendront expliquer leur travail, il y aura des ateliers d'écriture, un colloque, et peut-être aussi un marché aux livres avec la participation d'éditeurs picards, comme les ADEX. Nous avons également pensé à mettre en place un atelier d'écriture pour enfants.»
   À cela il faudra ajouter un concert du groupe «Docteur Bouba», en attendant que ne soient révélés les noms des lauréats du concours de micronouvelles mis en place par les éditions L'iroli. Celui-ci constitue en effet la base de ce festival et se concrétisera par

 

la publication d'un recueil comprenant les quinze meilleures micronouvelles parvenues à isabel Asúnsolo.
    Cette dernière, en compagnie d'un comité de lecture comprenant cinq personnes, aura eu fort a faire pour départager les différents envois, puisque pas moins de 258 textes ont été envoyés. Visiblement le thème imposé («un fait banal de la vie quotidienne transformé par un regard nouveau», le tout en moins de 2000 mots) a inspiré les auteurs anonymes, même si l'éditrice tient à apporter quelques précisions: «Nous avons reçu plus de 250 micronouvelles, mais certains textes ont été "éliminés". Environ 5 % dépassaient les 2000 mots et ont été mises "hors concours". 30 % seulement, c'est une simple estimation, répondaient au critère "un fait banal"... Dans les 70 % restants il y avait soit des ingrédients de science fiction, soit du fantastique, soit des crimes... donc peu en rapport avec l'esprit du concours.»
   Le comité de lecture appelé à juger les textes restants après cet écrémage se réunira le 11 février. Il lui appartiendra alors de faire son choix selon sa sensibilité et en respectant le système mis en place: «On est 5 membres du jury. Chacun met ses notes. On retient les 10 textes préférés de chacun, (pas de moyenne). Avec ceux-ci, on "édite" un prérecueil des 25 micronouvelles préférées par au moins deux membres

du jury sur lesquelles on choisira les 15 finalistes (dont les trois premières) en débattant. La proclamation des résultats se fera sur le site Internet le 31 mars.»
   Les lauréats seront prévenus afin de pouvoir se libérer le jour du festival de la micronouvelle, mais l'ordre de la sélection ne leur sera pas donné. Il ne sera révélé que le grand jour, afin de préserver une part de spontanéité et d'émotion.
   Côté émotion justement, isabel Asúnsolo aura été servie, grâce aux textes qui lui ont été envoyés: «Les thèmes les plus fréquemment abordés ont été les relations humaines à travers Internet, le monde du travail et ses difficultés, l'exclusion sociale, les relations familiales, l'enfance, le couple. Certaines nouvelles étaient poignantes, comme celle envoyée par une Africaine qui expliquait comment certaines femmes dans son pays cherchent le mari "blanc" sur le net. Il faut d'ailleurs noter que nous avons reçu des textes du monde entier: Suisse, Belgique, Autriche, Allemagne, Géorgie, Espagne, Maroc, Algérie, Tchad, Cameroun, Mali, États-Unis, Canada...»
   Ce «tour du monde en micronouvelles» terminé, il appartient désormais au comité de lecture de trancher. Une affaire moins simple qu'il n'y paraît, mais la réussite du festival et du recueil à venir est à ce prix.

Stéphane Cugnier

 

 

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