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Voir les articles sur L'iroli parus en 2006

Voir les articles sur L'iroli parus en 2005

 

Oise Hebdo du 28 novembre 2007

L'éditeur beauvaisien prépare la sortie de plusieurs livres

Les éditions L'iroli maintiennent le cap

Deux ans et demi après son lancement, la petite maison d'édition L'iroli cherche toujours à se faire une place au soleil. En dépit du dynamisme de sa fondatrice, isabel Asúnsolo, et de son exigence littéraire, l'éditeur beauvaisien attend encore une reconnaissance à grande échelle.

Pourtant L'iroli ne ménage pas ses efforts et a fait le choix l'année dernière de faire appel à un diffuseur national, après avoir vu les limites d'une diffusion en direct avec une vingtaine de librairies choisies. L'éditeur s'interroge toutefois sur un retour à cette ancienne formule et vient même d'embaucher un salarié en CDD pour réfléchir à la mise en place de son propre réseau : «Nous connaissons des problèmes de diffusion que j'aimerais résoudre, mais il n'y a rien de très concluant de ce côté là», indique isabel Asúnsolo. «Le problème vient moins de notre diffuseur - qui travaille avec près de 700 librairies - que de la difficulté à vendre de la littérature ! Pour le livre de Pierrick Bourgault, "D'amour et de vins nouveaux", dont nous attendions beaucoup, nous n'en avons vendu que 500 exemplaires, dont 150 seulement grâce au diffuseur. Un autre diffuseur ne ferait pas mieux : il vendrait plus peut-être mais il y aurait des retours... Et pourtant, nous avons fait notre possible côté communication et presse.»

Échaudée par cette situation, l'éditrice du hameau de Plouy-Saint-Lucien réfléchit donc à la meilleure formule et a décidé de retarder jusqu'en janvier la sortie du livre «Tordu», d'Eric Gilberh, dont la parution avait initialement été programmée en octobre.

L'auteur, qui avait déjà publié chez L'iroli le recueil de nouvelles intitulé «les Perce-Oreilles» en 2005, avait bénéficié d'un joli succès d'estime : «Ce livre s'est vendu à 300 exemplai­res en presque deux ans, sans la moindre diffusion. Et pourtant nous sommes en première page de la Fnac lorsque l'on tape "nouvelles francophones".»

 

 

 

Si l'éditeur est toujours entre deux eaux, ses résultats sont tout de même encourageants. Tout en se montrant rigoureux sur la qualité des textes et en offrant une belle place à la poésie (ce qui devient rare), notamment les haïkus, L'iroli a vendu en 2007 le double de livres par rapport à 2006. «Mais j'ai gagné moins à cause des frais de diffuseur (pourcentages, assurances, annonces et j'en passe...), je n'étais pourtant pas loin de faire du bénéfice», ajoute l'éditrice. «Ce qui est sûr, c'est que nous ne voulons pas publier de romans. Nous croyons aux formes courtes. Les pratiques changent, on est trop sollicités par d'autres choses, Internet entre autres. La lecture devient fragmentaire. Dans un recueil de nouvelles le lecteur est libre, il peut naviguer à sa guise... »

 

LA DIFFUSION EN QUESTION

Pour franchir un nouveau cap au cours de sa troisième année d'existence, L'iroli souhaite donc résoudre ce problème de diffusion en optant pour une formule mixte, à savoir travailler avec son propre réseau de librairies, «mais tout en gardant quand même un distributeur pour les envois».

 

 

 

 

Et comme Picasco (l'agence régionale du livre en Picardie) s'apprête à mettre en place une structure de diffusion, l'éditeur beauvaisien pourrait y trouver son compte... «Oui, mais nous voulons conserver un réseau national», insiste l'éditrice. Ce qui rend le casse-tête encore plus complexe.

Parallèlement isabel Asúnsolo est toujours à la recherche de livres qui sortent de l'ordinaire. Et si elle continuera de soutenir Eric Gilberh en 2008, elle attend beaucoup d'un ouvrage un peu différent: «Nous avions commencé notre activité en publiant un "récits d'expérience", celui d'une marcheuse solitaire. Nous allons tenter autre chose, avec le récit d'un ex-taulard, qui s'appellera "J'ai tutoyé des assassins", prévu pour mars.»

En attendant ces deux sorties, ainsi que la publication de l'anthologie de haïkus sur les oiseaux (ndlr : «Le bleu du martin-pêcheur», un livre qui propose 88 textes de 88 auteurs contemporains et classiques, en 3 langues : français, espagnol, anglais), l'éditrice beauvaisienne continue de mettre l'accent sur les livres qui ont le mieux fonctionné depuis le lancement de L'iroli.

Le recueil de micronouvelles paru après le concours organisé en 2006 a ainsi fait l'objet d'un retirage de 300 exemplaires (500 ont déjà été vendus), tandis que le livre «Je marche seule» de Françoise Jaussaud se vend toujours aussi bien, que ce soit en France ou en Espagne (l'auteure a d'ailleurs rendez-vous mardi 11 décembre avec Elena Salgado l'ancienne ministre de la Santé ibérique qui a préfacé la version espagnole de son livre).

Les éditions L'iroli continuent aussi à «labourer le terrain» et à faire le tour des salons pour se faire connaître. Après «la Ville-aux-Livres» à Creil à la mi-novembre, L'iroli, accompagné de Pierrick Bourgault, était ainsi au Festival du Livre Gourmand de Trouville le week-end dernier.

Quant au prochain salon de l'Oise, il s'agira de celui de Neuilly en Thelle le samedi 1er décembre (avec matinée spécialement dédiée aux enfants). «Ces salons sont importants pour continuer à tenir et à faire vivre l'édition et la littérature, car le contexte ne s'y prête pas forcément. Il faut savoir que de grands et bons éditeurs de nouvelles sont au bord de la faillite, Ce n'est pas encourageant, mais nous tenons bon.» Une patience qui devrait finir par payer

S.C.   

 

 

 

Le Courrier Picard du 28 octobre

 

Depuis trois ans, la maison L'Iroli s'est spécialisée dans l'édition de recueils de nouvelles et micronouvelles. Ce n'est pas la seule originalité de cette petite maison qui grandit : isabel Asúnsolo est une éditrice qui croit au coup de foudre.

 

Je reçois beaucoup de manuscrits mais il me faut plus qu'un coup de cœur. Il faut vraiment que cela soit exceptionnel. Je n'ai pas les moyens de publier des choses qui me plaisent juste.» Au premier abord, isabel Asúnsolo peut sembler exigeante. Elle l'est, mais c'est surtout une passionnée de littérature, mais d'une littérature un particulière.

Elle s'ennuie, en effet, en lisant des romans, trouve qu'il y a très souvent au moins les deux tiers à supprimer. Bref, le truc d'isabel Asúnsolo, c'est la nouvelle, voire la micronouvelle. Il y a maintenant trois ans, elle a créé sa propre maison d'éditions, L'Iroli, et elle s'est tout de suite spécialisée dans ces domaines littéraires assez particuliers et peu courus du grand public. Mais elle y tient, tout comme elle assure la promotion de récits d'expérience, d'histoires vécues.

 

«Je sais que certains me reprochent une ligne éditoriale un peu floue, assume-t-elle, mais j'avais envie de sortir des sentiers battus. Une petite maison d'édition peut être éclectique et si nous n'avions qu'une seule ligne éditoriale, je pense que nous serions bloqués

 

Bonne nouvelle

Preuve que les choix tactiques effectués par isabel Asúnsolo, ces dernières années, fonctionnent : elle vient d'embaucher Claire Boissy, qui sera chargée, notamment, de négocier directement avec les libraires, pour une belle mise en évidence des ouvrages sélectionnés par L'Iroli. «On a décidé de reprendre la diffusion en direct », poursuit l'éditrice.

Et Claire Boissy d'ajouter: «On va aller les voir, parce qu'après tout ce sont eux qui vont ensuite conseiller les lecteurs

 

Cette façon de faire devrait leur permettre d'éviter le saupoudrage de quelques ouvrages dans de nombreuses échoppes qui les mettront peu, ou mal, en évidence.

Pour s'assurer une meilleure assise, les deux jeunes demandent également à «leurs » auteurs de s'impliquer dans la diffusion et la promotion de leurs ouvrages. «Il faut qu'ils aiment se montrer, se bouger, insiste isabel Asúnsolo. On met en place une forme de partenariat avec eux

L'Iroli est présente très souvent dans les salons et les foires aux livres, en région - à Creil le 18 novembre, ainsi qu'à Chaumont-en-Vexin et partout en France. Patrice Bourgault, présent à Creil, est le premier auteur de la maison à avoir obtenu un prix : c'était à Saumur, au Festival des livres et du vin, pour un recueil intitulé D'Amour et de vins nouveaux.

Une première traduction, en espagnol, d'un récit d'expérience a également été faite. Une ministre hispanique a même préfacé l'ouvrage de Françoise Jaussaud sur son vécu de marcheuse.

L'Iroli essaye également d'agrandir son assise locale. Depuis ses débuts, la maison est soutenue par les libraires beauvaisiens. Mais l'arrivée de Claire Boissy a permis de passer à la vitesse supérieure : trois fois par semaine, elle lit, sur l'antenne de Radio Mercure, des nouvelles, dans une émission intitulée Bonne nouvelle. Le format s'y prête très bien.

Cela permet également à L'Iroli de faire connaître son concours du mois de juin. Pour la troisième édition, qui se déroulera les 21 et 22 juin prochains, le niveau se corse : la micronouvelle envoyée devra comporter non pas deux mille, mais mille mots. Parce que, pour isabel Asúnsolo, les plus courtes sont très souvent les meilleures.

                 ORIANNE MAERTEN

     

 

Oise Hebdo du 15 août

Actualité fournie pour les auteurs de l'Oise

Plusieurs livres prévus pour la rentrée

La littérature devrait occuper le devant de la scène culturelle d'ici quelques semaines. Nombre d'ouvrages ayant un lien direct avec l'Oise en général, et le Beauvaisis en particulier, pourraient en effet sortir au moment de la rentrée (...).

La maison d'édition beauvaisienne, L'Iroli devrait ainsi proposer aux lecteurs un nouvel ouvrage de l'un de ses auteurs fétiches, Eric Gilberh. Le jeune homme s'était déjà fait remarquer il y a deux ans avec son premier recueil de nouvelles, intitulé «Les perce-oreille», relatant les petites cruautés de l'enfance.

Cette fois il devrait revenir avec un livre au nom plus qu'intriguant, puisqu'il se nommera «Tordu». Cet ouvrage devrait sortir au début du mois d'octobre, mais du côté de l'éditeur on ne laisse rien filtrer sur le sujet, si ce n'est pour indiquer qu'il est «encore meilleur que le premier».

Reste a espérer pour les éditions l'Iroli que ce nouveau recueil s'écoulera comme des petits pains, car en dépit du succès d'estime des «Perce-oreilles» en 2005, les ventes avaient eu du mal à décoller.

Mais c'était encore une autre époque pour l'éditeur, puisque ce dernier assurait la diffusion lui-même, dans quelques librairies de Picardie et de l'île de France. Entre temps, un contrat a été signé avec un diffuseur sur le plan national et un réseau de plus de 600 librairies, tandis que «L'Iroli» s'est peu à peu fait connaître dans le milieu de l'édition.

 

La conjugaison de ces éléments assurera à n'en pas douter une plus grande exposition et donc une plus grande réussite au livre du jeune auteur.

 

NOUVEL ÉDITEUR EN COURS DE CRÉATION

Lors du salon «Mers les livres», organisé le week-end dernier à Mers-les-Bains, les éditions L'Iroli défendaient une nouvelle fois le recueil de nouvelles de Pierrick Bourgault, «D'amour et de vins nouveaux», un ouvrage auquel isabel Asúnsolo, cheville ouvrière de la maison d'édition, croit dur comme fer.

L'éditrice devrait avoir fort à faire au cours des prochaines semaines, puisqu'elle devra gérer en parallèle la sortie de l'édition espagnole du livre de randonnée «Je marche seule». La réussite du tout premier bouquin publié par la petite entreprise beauvaisienne a dépassé les frontières assurant au passage une belle promotion pour la maison d'édition. «L'Iroli» devrait très bientôt avoir de la concurrence, puisque la création d'une maison d'édition - associative celle-là - est annoncée pour la rentrée dans la ville préfecture. Celle-ci aurait apparemment déjà quelques titres en stock prêt à sortir (on parie même de quatre livres réalisés), ce qui devrait donner un sacré coup de fouet à la création littéraire sur le plan local.

 

 

Du coté de l'édition parisienne, on attend toujours le deuxième ouvrage de la jeune auteur beauvaisienne Max Monnehay. Après avoir surpris le monde littéraire avec son premier livre paru chez Albin Michel, «Corpus Christine», couronné par le Prix du Premier Roman et le Prix Jeunesse de l'Été du Livre à Metz, la jeune femme travaille donc a la rédaction de ce second livre.

Parallèlement à cette rédaction, il semblerait que l'intéressée soit également occupée par plusieurs scénarii pour le cinéma, son talent pour les mises en scène fortes, violentes et efficaces n'ayant pas tardé à être repéré au-delà du milieu littéraire.

Albin Michel n'ayant pas envie de gâcher cette nouvelle «pépite», la sortie du deuxième livre pourrait être retardée, afin de s'assurer de sa qualité. L'attente n'en est que plus insoutenable.

 

 

Panorama, juin

 

L'Iroli : lire et écrire passionnément

Est-ce lié à son origine espagnole ou est-ce le lot des gens qui aiment ce qu'ils font, ou bien le cumul des deux, ce qui est sûr c'est que la première impression d'un entretien avec isabel Asúnsolo est la passion ! Passion de l'écriture, passion de la lecture, passion des rencontres littéraires et de la poésie, isabel Asúnsolo a aussi la passion du travail bien fait. La jeune femme a créé la maison d'édition L'Iroli il y a un peu plus de deux ans. Basée à Plouy-Saint-Lucien cette (toute) petite maison d'édition se spécialise sur trois champs littéraires : la nouvelle, la poésie, le récit d'expérience. Son catalogue n'est pas encore épais mais sa diffusion est nationale et ses actions nombreuses. "Avec mon mari, nous nous démenons beaucoup et nous donnons à fond pour que notre maison d'édition joue son rôle de promotion de l'écriture et d'écrivains", explique sa responsable ; "nous passons nos week-ends sur les salons du livre et à rencontrer des libraires, des auteurs, des diffuseurs. Cela ne nous fait pas vivre pour l'instant et j'ai gardé un temps partiel comme prof d'espagnol et mon mari a son emploi pour faire tourner la marmite", précise-t-elle d'un sourire.

Ainsi L'Iroli qui tient son nom d'un brasero japonais et du plaisir de lire couché, organise depuis deux ans un concours de micronouvelles. Chaque année sur un thème donné tout écrivain en herbe ou confirmé peut s'inscrire et concourir. Les 9 et 10 juin 2007 au cours du festival de la micronouvelle organisé en partenariat avec la ville de Beauvais un jury remettra les prix au terme d'un week-end de plaisirs littéraires. Tables rondes, expositions, balade littéraire avec Roger Wallet, écrivain beauvaisien, rencontres de peintres, contes avec l'association Tas beau dire : c'est ouvert à tous et c'est gratuit ! Ce sont deux cent soixante textes de treize pays qui sont en lice cette année dont une quinzaine seront retenus et publiés.

Autre manifestation organisée par L'Iroli c'est l'animation d'un site Internet dont l'objet est autant de partager les découvertes et la vie de la jeune maison d'édition que de promouvoir les écrivains avec qui elle travaille.

Comme il reste un peu d'énergie à isabel Asúnsolo, elle a créé l'association Lirécrire à Beauvais qui anime des soirées poésie un jeudi soir par mois où librement chacun peut venir lire ses poèmes ou en écouter. Et puis un mardi midi par mois c'est au Café de la Paix que l'association anime un temps de lecture de prose sur des thèmes imposés en jumelage avec l'association Lafeladi qui, à l'île de la Réunion, écrit sur les mêmes thèmes.

Ce qui l'anime ? "La conviction que l'écriture peut faire vivre, découvrir beaucoup, et dépasser des difficultés. Il faut parfois sauter une barrière mais la littérature n'est pas réservée aux gens cultivés, au contraire !" En plus de ces activités isabel Asúnsolo anime un atelier d'écriture à l'université inter-âge de Beauvais et partage sa passion du Haïku, mini-poème sur des faits quotidiens puis... elle lit au lit !

Hélène Bernard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oise Hebdo du 23 mai

La petite maison d'édition beauvaisienne fête son anniversaire

Deux bougies pour les Éditions L'iroli

Deuxième anniversaire pour L'iroli. La petite maison d'édition beauvaisienne a fêté mercredi 16 mai un anniversaire symbole de réussite, puisque l'éditrice, isabel Asúnsolo, n'imaginait pas, deux ans plus tôt, parcourir autant de chemin dans cet univers: «Au départ, c'est vrai, c'était un pari un peu fou. Normalement, 50% des nouvelles maisons d'édition ne passent pas le cap des deux ans. Mais nous avons rapidement trouvé nos marques et nous avons très vite su ce que nous voulions et surtout ce que nous ne voulions pas.»

Isabel Asúnsolo tire donc un bilan positif de ces deux premières années, même s'il lui a fallu, durant de longs mois, assurer elle-même la diffusion de ses livres - opération éreintante - tout en investissant en permanence dans le matériel et les nouveaux logiciels: «Tout ce que nous avons gagné, nous l'avons réinvesti. Mais malgré cela, ces deux années ont été formidables. Nous avons une politique claire, nous avons créé un stock, un stock vivant, qui circule. Sur le plan purement matériel, nous avons créé quelque chose, un catalogue, et cela c'est une source de motivation. Nous sommes actuellement en train de préparer notre dixième livre. Finalement, tout est allé très vite. Nous nous payons même le luxe d'avoir deux stagiaires, Alys et Mathilde: une équipe rêvée avec une très rigoureuse et l'autre plus créative

Les dix livres en question sont en réalité des recueils de nouvelles ou de poésies, les éditions L'iroli ayant choisi de faire la part belle aux textes courts: «J'aime les histoires que l'on peut piocher au hasard dans les recueils de nouvelles et dans lesquelles on se laisse entraîner, au gré de ses envies. Parfois, les romans sont un peu lourds. Il faut garder le fil, reprendre la lecture alors que l'on a un peu oublié ce que l'on a lu auparavant. Ce n'est pas évident, la nouvelle offre plus de liberté. Même chose pour la poésie. Désormais, nous avons décidé de mettre en avant le haïku qui offre plus de liberté et nettement moins de contraintes.»
 

NOUVEAU GENRE LITTÉRAIRE

Concernant les livres à venir, isabel Asúnsolo réfléchit depuis plusieurs mois à la création d'un nouveau genre, à cheval entre le roman et les nouvelles. L'éditrice a même créé un nouveau terme «romanel», lequel aurait parfaitement pu s'appliquer au dernier ouvrage publié- celui de Pierrick Bourgault «D'amour et de vins nouveaux» -, mais que l'auteur n'a pas souhaité retenir: «C'était un pari, mais Pierrick a eu peur que cela déroute un peu les gens... Ce terme s'applique à des recueils de nouvelles qui présentent des personnages récurrents, pas forcément tout au long du livre, mais dans certaines nouvelles.

 

 

On voit l'évolution de ces personnages à travers différentes périodes de leur vie. Malgré tout, chaque nouvelle reste indépendante et on peut très bien les lire sans avoir lu les autres. Ce mélange entre le roman et la nouvelle est très intéressant. Cela correspond parfaitement à ce que nous voulons faire, tout en secouant, modestement, la littérature traditionnelle.»

Le premier auteur à incarner ce nouveau style pourrait être Dominique Mitton, auteure retenue dans le recueil publié à l'issue du concours de micronouvelles 2006. Séduite par cette idée, elle devrait sortir un livre au début de l'année 2008 sous cette appellation : «Nous allons vraiment mettre l'accent sur cette idée de romanel. J'aime imaginer les gens lisant "buissonnièrement", ou de manière plus classique, des recueils de nouvelles. Nous allons beaucoup communiquer là-dessus dans les prochains mois

Également sélectionné dans le recueil de micronouvelles 2006, Alain Emery s'est aussi déclaré séduit par cette idée et devrait, lui aussi, proposer un manuscrit «romanel» pour l'année prochaine. De quoi ravir l'éditrice beauvaisienne: «Il nous a contactés pour nous dire qu'il aimait beaucoup ce que nous faisions et notre démarche. Il a décidé de se lancer dans cette aventure. Les auteurs sont contents de ce projet, car c'est une exigence supplémentaire par rapport à des histoires que l'on collecte en vrac. Se dire que l'on va mettre au point une structure qui se tient, c'est satisfaisant. Cela oblige à se creuser la tête, c'est un moteur formidable

En parallèle L'iroli va continuer à écumer les salons, grâce à Picasco (Agence régionale du livre), de manière à se faire connaître afin d'obtenir plus de retombées au niveau national: «Nous faisons les choses à notre échelle. Nous ne sommes pas en mesure de tout révolutionner. Nous faisons les choses progressivement. Nous avons créé un catalogue en deux ans, maintenant nous nous donnons deux années de plus pour bénéficier d'une bonne assise et pour nous faire connaître de manière plus large

Grâce au relais assuré par Pollen diffusion, L'iroli a les moyens de réussir ce nouveau pari. Rendez-vous est donc pris pour 2009. Et dire qu'en dépit de ce travail de tous les instants, isabel Asúnsolo continue de noircir des pages de haïkus...

 

Stéphane CUGNIER

Quatre nouveaux livres

Pour leurs prochaines sorties, les éditions L'iroli ont décidé de faire confiance à des auteurs qu'elles ont déjà publié. C'est ainsi qu'un nouveau livre d'Eric Gilberh (auteur des «Perce Oreilles») devrait sortir au mois d'octobre. L'ouvrage s'intitulera «Tordu» et présentera un univers assez sombre, entre horreur et fantastique, tout en s'appuyant sur des éléments réels: «Eric est un écrivain prolixe, indique isabel Asúnsolo. Il passe son temps à écrire. Il a une idée à la seconde et il écrit immédiatement ce qu'il a en tête. Il faut parfois faire le tri, piocher ici et là dans tous les manuscrits qu'il envoie, mais c'est quelqu'un qui a un univers d'une incroyable richesse. On y croit à fond.»

Autre auteur à sortir son deuxième livre chez L'iroli, Françoise Jaussaud. Après «Je marche seule», un récit sur l'expérience d'une randonneuse solitaire, paraîtra en février 2008 le «Journal de mes rencontres en montagne», un livre sur les personnages rencontrés par l'auteur lors de ses randonnées en France, en Espagne ou au Maroc. «Le bouquin sortira à une période où les personnes préparent leurs randon-nées pour l'été, il servira peut-être à déclencher des envies.»

Françoise Jaussaud bénéficie également d'une traduction en espagnol de son premier livre (il s'agira du dixième ouvrage au total de la maison d'édition), avec une préface assurée par le ministre de la santé ibérique... rien que cela !

Enfin, deux «romanels» sont au programme...

 

Oise Hebdo du 28 mars

Salon du Livre de Paris

Les éditions L'iroli développent leurs contacts professionnels

 

Deux ans après leur création, les éditions L'iroli viennent d'entrer dans la cour des «grands». L'éditeur beauvaisien vient en effet de participer pour la première fois, du 21 au 27 mars, au Salon du Livre de Paris. Après plusieurs salons départementaux ou régionaux, la petite entreprise a donc bénéficié d'une plus large exposition, grâce au soutien de Picasco, structure dépendant de «l'Agence Régionale du Livre en Picardie». Picasco possédait en effet un stand sur le salon, destiné à héberger les professionnels picards du livre. «C'était une formidable opportunité pour nous», explique l'éditrice beauvaisienne. «Non seulement cette présence à Paris ne nous coûtait rien, mais en plus il ne nous était demandé aucun pourcentage sur nos ventes. Il s'agissait donc d'une opération fantastique d'un point de vue commercial et promotionnel.»

Durant un peu plus d'une semaine isabel Asúnsolo a ainsi pu rencontrer le public pour faire connaître les livres de L'iroli, mais également échanger avec d'autres éditeurs et discuter avec des imprimeurs ou des diffuseurs venus du monde entier : «Ce salon est d'une richesse incroyable. Il n'est pas aussi froid que l'on pourrait le penser. Nous avons pu travailler efficacement et nous avons reçu un bon accueil de la part du public. Nous avons pu vendre une trentaine de livres, même si, dans notre esprit, la question des ventes n'était pas primordiale. Pierrick Bourgault, l'auteur du recueil de nouvelles "D'amour et de vins nouveaux" venu dédicacer son livre le dimanche, en a vendu une quinzaine, tout le monde était satisfait

 Selon l'éditrice le bilan est donc plus que satisfaisant, surtout si l'on tient compte de la concurrence : «L'offre est tellement pléthorique que les gens passent le plus souvent sans s'arrêter... Il s'agit avant tout de montrer ce que l'on fait et de se faire connaître

Isabel Asúnsolo est cependant parvenue à mettre en valeur ses auteurs, et la «vedette» de son catalogue fut le tout premier ouvrage publié par l'éditeur beauvaisien : «La star continue d'être, curieusement "Je marche seule", les récits d'une marcheuse et randonneuse solitaire. Les gens s'intéressent plus à ce genre de livres qu'à la littérature ! C'était d'ailleurs dans l'édito du journal du Salon qui disait, texto, par Léon Mazella :

 

"La littérature a de l'asthme. Au rayon des ventolines, nous entendons notamment parler davantage des 'travel-writers', ces écrivains étranges qui préfèrent la vie à l'écriture (ils ont mille fois raison) mais qui se débrouillent, en plus, pour écrire sans cesser de vivre, et qui font plutôt bien et l'une et l'autre choses. Ils puisent dans la vie". C'est une satisfaction pour nous puisque nous avions été séduits dès le début par ces récits d'expériences. L'autre livre qui a bien marché fut "Figues", un petit livre de haïkus (bilingue espagnol-français) écrit par André Cayrel et moi-même qui a plu en tant que livre objet.»

Pour clore le salon, l'éditrice a mis à profit la journée des professionnels, programmée le lundi 26 mars, pour dialoguer avec des bibliothécaires, des libraires et des imprimeurs, sans compter les personnes du Conseil Régional de Picardie, partenaire du travail mené par les éditeurs et les auteurs régionaux. "D'amour et de vins nouveaux" avait d'ailleurs été publié avec l'aide à la publication de la Région. «Les contacts professionnels ont été nombreux et passionnants. Plus que jamais la question des livres que nous souhaitons publier se pose... Il ne s'agit pas de coller à un marché en pleine mutation, peut-être même en crise, mais de sortir de certaines ornières. Nous réfléchissons bien sûr au genre de la Nouvelle, genre auquel nous croyons beaucoup, mais que nous souhaitons faire "relancer" en faisant appel des livres à double lecture : comme des nouvelles et... comme un roman.»

Cette participation au Salon du Livre de Paris devrait être suivie par toute une série de manifestations destinées à mettre en avant le travail de L'iroli et de ces auteurs. Isabel Asúnsolo sera donc présente le 1er avril à Chaumont en Vexin, avant de prendre la direction, quinze jours plus tard, de Brantes dans le Vaucluse pour le salon «Le Goût des Pages» réservé aux petits éditeurs.

Ce sera ensuite au tour des «Journées Internationales Livres et Vin» de Saumur au mois de mai, un rendez-vous important pour l'éditrice puisque l'ouvrage «D'amour et de vins nouveaux» de Pierrick Bourgault a été présélectionné pour obtenir le prix «Grand Crû 2007» avec quatre autres auteurs dont Bernard Pivot. Après ce rendez-vous, isabel Asúnsolo fera une pause, avant de se rendre à Mers les Bains, les 11 et 12 août, pour l'opération «Mers les Livres».

Le catalogue des éditions L'iroli s'étoffe peu à peu. Un nouveau recueil de nouvelles devrait ainsi paraître au mois de mai prochain, sous la plume d'Éric Gilberh (en photo). Ce dernier avait déjà publié les «Perce-Oreilles» il y a près de dix-huit mois, un livre qui avait connu un joli succès d'estime. Cette fois le jeune homme revient avec «Tordu», un ouvrage ayant enthousiasmé l'éditrice.

Cinq mois plus tard, en octobre, les éditions L'iroli devraient sortir un nouveau livre de Françoise Jaussaud, le tout premier auteur à avoir été publié par l'éditeur, avec «Confidences à la marcheuse», un récit d'expérience. Ce nouveau livre sera en fait une présentation des rencontres effectuées par l'écrivain randonneuse, rencontres et dialogues qu'elle a écoutés puis écrits dans ses carnets de marche pendant plus de 21 ans.

Parallèlement à ces livres divers recueils de poésie devraient également sortir conformément au souhait de l'éditrice, laquelle s'est fixé pour objectif de faire vivre la poésie, même si ce style d'écriture n'a plus guère le vent en poupe.

S.C.

 

Psychologies magazine, janvier 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Secrets de fabrication

Cinq habitués du haïku sur Internet nous font découvrir leur création préférée.

Matin de givre

Les essuie-glaces balayent...

Prunellier en fleur !

 

Isabelle d'Ansuelo (France).

Correction du Webmaster: il s'agit bien d'isabel Asúnsolo...

 

« Je me souviens de ma double surprise : les essuie-glaces au petit matin et le haïku qui en a découlé. Sans l'un et l'autre, je n'aurais peut-être rien vu de ce miracle du blanc. Les essuie-glaces font un dessin de livre. On se souvient du contexte d'écriture, c'est le propre du haïku d'être ancré à la vie. Le matin en question est gravé bien après la fonte de la glace et la chute des pétales. Je retravaille peu, le temps du retour à pied à la maison. Je ne m'acharne pas, je n'essaie pas de faire beau à tout prix. Ça se verrait! Le haïku tient une grande place dans ma vie. C'est une "pratique", une façon de vivre le quotidien, bien avant d'être un "genre poétique". »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oise Hebdo du 10 janvier 2007


Isabel Asúnsolo à l'honneur

L'éditrice beauvaisienne, par ailleurs poète spécialiste du haïku (court poème constitué d'un verset de dix-sept syllabes), vient d'être mise en avant par la revue «Psychologies magazine», laquelle consacre ce mois-ci un dossier au haïku : «Je fais partie des 5 haïkistes qui interviennent, c'est une petite fierté, une satisfaction.»

Déjà mentionnée dans une anthologie européenne du haïku, isabel Asúnsolo se place donc au sein d'un cercle très fermé de poètes reconnus et appréciés. D'où son acharnement, quasi-militant (notamment par le biais des cafés poésie et de ses publications de recueils) à mettre en lumière les poètes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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