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L'observateur, janvier

 

A vos plumes !

 

Les amateurs de textes courts ont jusqu'au 10 février pour participer au concours de la micronouvelle et du haïbun organisé par les éditions L'Iroli.

 

Les éditions L'Iroli, fondées par isabel Asúnsolo et installées à Plouy-Saint-Lucien, lancent leur septième concours de la micronou­velle et du haïbun. Isabel Asúnsolo nous en dit plus.

 

L'Observateur : Le concours en est à sa 7ème édition et s'est ouvert au haïbun. Qu'est-ce que le haïbun ?

Isabel Asúnsolo : C'est une forme d'écriture à mi-chemin entre la mi­cronouvelle et le haïku, le haïku étant un poème très court et très codifié d'origi­ne japonaise.

 

Pourquoi choisir cette forme pour le concours ?

Cela nous permet de faire découvrir le haïku qui est as­sez mal connu en France.

 

Et c'est un art que vous avez dé­cidé de privilégier dans votre mai­son d'édition ?

Oui, la publication du haïku est de­venue notre spécialité. En 2012, nous allons publier cinq livres de haïkus. Ce mois-ci sort « Le haïku en herbe », un guide pour les enseignants. Puis, en mars, il y aura « Trois feuilles sur la treille », un recueil de haïkus de trois femmes, et « Les herbes m'appellent » de deux auteurs japonais que nous sortirons pour le salon de Paris dont l'invité cette année est le Japon ; en mai, nous sortirons « Haïkool », un ouvrage collectif avec des haïkus comiques écrits dans six langues dont le picard et « Soleil levant », le recueil des textes lauréats du concours. Pourquoi avoir choisi cette voie qui doit être assez restreinte ? Le monde du livre est menacé et il n'est pas facile d'exister. Le haïku est une pe­tite niche qui est très peu développée en France, il y a des choses à faire. Cela me permet aussi d'éditer des ouvrages collectifs, de plusieurs auteurs. D'une part, c'est ainsi plus facile d'obtenir l'effet tâche d'huile. Et d'autre part, cela m'intéresse de mettre des auteurs en vis à vis, de marier leurs voix. Je trou­ve de plus en plus tristes les livres à un seul auteur.

 

Revenons au concours. Quel est le thème de cette édition 2012 ?

Le soleil levant. Mais visiblement, ce thème n'enthousiasme pas car nous n'avons pas assez de concurrents pour l'instant. C'est pour cette raison que nous avons repoussé la date limite de dépôt au 10 février. Pourtant, ce thème est très large, il ne concerne pas seulement le Japon comme beau­coup de gens le pensent. Il peut évoquer le soleil, le début de quelque chose... Nous avons fixé la limite à 575 mots mais il n'y a aucun minimum.

 

Quelles sont les particularités de ce concours ?

Au lieu de payer une petite somme pour s'inscrire, il faut acheter le recueil des textes qui ont gagné l'édition précédente (10 euros). Cela nous permet de faire voyager nos livres. Et pour la première fois, la MAE nous soutient, c'est bien venu par les temps qui courent.

 

Quand seront connus les résultats du concours ?

Le 31 mars, les noms des gagnants seront connus mais ils ne connaîtront pas l'ordre des prix car la remise des prix se fera, comme d'habitude, lors du festival qui aura lieu sur la place de Plouy-Saint-Lucien le dimanche 27 mai. Et chaque année, nous sortons un recueil des textes de ce concours que nous remettons aux lauréats.

 

propos recueillis par patricia haute-pottier

 

 

 

 

 

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