INTERVIEW D'ANDRÉ CAYREL
i.A. - Comment et quand as-tu commencé à écrire des haïkus ?
A.C. - Depuis peu, même si je m’y intéressais depuis longtemps. Les haïkus m’ont séduit par leur simplicité et leur complexité, leur naturel donc. J’ai toujours eu la curieuse faiblesse de vouloir pénétrer ce qui me séduisait.
J’ai essayé de comprendre comment si peu de choses pouvaient provoquer autant d’impressions et de sentiments.
Qui/quoi te donne envie d'en écrire ?
Des émotions avant tout, des sensations, des envies de partager aussi, de jouer, de me faire plaisir.
Es-tu fidèle à des thèmes ?...
Je suis assez fidèle à l’amour en général, même si lui ne l’est pas toujours… ah oui, j’aime bien la dérision et donc les senryûs, car quand même, tout ça n’est pas très sérieux.
Qu'est-ce que le haïku t'apporte ?
Un autre regard, d’autres points de vue, plus de distance, plus de proximité, plus de joie, plus de tristesse…
Mais quelle idée d'écrire sur les figues ? D'où vient l'idée ?
Grâce à deux dames, l’une Felisa qui, avec ses figues d’hier, réconfortait les pèlerins sur le chemin de Saint Jacques et l’autre, une certaine isabel, qui sur le chemin d’internet donne aux figues d’aujourd’hui une présence et une saveur qu’on ne retrouve que dans la mémoire.
Ecrire à deux... ça fait quoi ?
Cela stimule, on pénètre un peu dans un nouvel imaginaire, on voit avec d’autres yeux, c’est une autre forme de dépersonnalisation.
J’aime le dialogue sous toutes ses formes surtout quand l’autre est différent de soi.
avril 2007
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